Scolaire : Nous intervenons dans le secteur éducatif en construisant des écoles primaires et secondaires, destinées plus particulièrement aux filles, dans trois régions d’Afghanistan. Nous finançons le fonctionnement de ces écoles pendant deux ou trois ans, préparant le terrain au Ministère de l’Education Nationale Afghan, qui prend le relais dans la mesure du possible.

Sanitaire : Notre souci est aussi d’offrir aux mères et aux élèves de ces écoles une éducation à la santé : l’école comprend donc une infirmerie scolaire, et nous salarions une éducatrice à la santé qui assure le suivi de la santé des enfants et forment les élèves et leurs mères tout au long de l’année scolaire à des notions sanitaires et d’hygiène de base.

Formation pédagogique : Nous organisons des formations pédagogiques et des remises à niveaux pour les enseignantes qui ont souvent un niveau de bachelière.

Jumelage : Nous facilitons les échanges entre des écoles françaises et afghanes, afin que les enfants afghans ne soient plus isolés du reste du monde.

classe fillesExamen ophtalmologique à PaghmanProfesseurs de MalalaiAffiche du ministère de l'Education

Les petites afghanes ont repris le chemin de l’école en ce début de printemps 2008. Dans nos écoles, nous avons pu organiser une distribution de fournitures scolaires à la plus grande joie de toutes.

Pendant un moment, on oublie le manque de classes, les sureffectifs, les professeures peu formées et les jeunes filles qui n’ont pu revenir à l’école cette année.

Grâce à vous et à votre soutien, la rentrée pour ces petites filles démarre avec le sourire. Merci.

Rentrée 2008

Najia

Elle s’appelle Najia et a 18 ans. Elève prometteuse du lycée Malalai dans la province du Panjshir, elle est choisie en 2005 par Afghanistan libre pour suivre une formation et devenir professeure d’alphabétisation.

En 2007, elle quitte la province pour Kaboul. Comme beaucoup de familles panjshiries, son père rejoint la ville, à la recherche d’une vie meilleure.

Najia retrouve le bureau d’Afghanistan libre à Kaboul. Le niveau de son école est médiocre. Elle rêve d’apprendre l’anglais mais les cours privés à Kaboul sont trop chers.

Afghanistan libre lui propose de suivre des cours d’anglais au bureau contre des cours d’alphabétisation au personnel de la maison.

Depuis le début du mois, trois fois par semaine, Najia apprend les bases de l’écriture, la lecture et les mathématiques à notre femme de ménage, Sharifa, notre cuisinier, Jawad et au garde, Abdel, qui arborent fièrement leur cahier à la fin de chaque leçon.

Ensuite, elle suit des cours d’anglais en compagnie de Nazim, notre logisticien et Rahman, notre chauffeur.

Une année 2008 qui débute sous le signe de la formation continue chez Afghanistan libre !

Sharifa

The winner is
Chekeba Hachemi lors de la remise du prix Women for Education pour nos écoles dans le district de Paghman (province de Kaboul), avec :
Carlos Ghosn, Président de Renault, Karine Guldeman, Directrice de la Fondation ELLE, Valerie Toranian, Directrice de ELLE et Aude de Thuin, Présidente du Women’s Forum.

Le prix Women for Education est organisé par la Fondation ELLE et le Women’s Forum For the Economy and Society, soutenu par RENAULT, La Poste et avec la collaboration de l’ONG Aide et Action.
L’opération a été lancée en mai dernier avec le magazine ELLE et neuf de ses éditions internationales dans le monde. Trois projets ont été finalement retenus parmi les cinquante en course. Les deux autres projets finalistes étaient dédiés à l’accès au microcrédit et à la formation des femmes au Bénin (ONG ECIDEC); et à une entreprise sociale pour la réintégration des filles et adolescents victimes d’abus sexuels au Laos (AFESIP).

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Retrouvez plus d’infos sur le blog de la Fondation ELLE, et lisez l’article du numéro exceptionnel du Magazine ELLE du Samedi 20 octobre 2007. ELLE 20oct07 Womens Forum

Suite à l’incendie criminel qui avait précédé la rentrée scolaire dans ce lycée de filles de Paghman (province de Kaboul), les élèves étaient toutes revenues en masse étudier, avant même que leur école ne soit complètement réhabilitée.
(voir l’article du 18 avril 2007: “Se décourager ou redoubler nos efforts? “)

Aujourd’hui, afin de soutenir l’effort de ces familles et de ces jeunes filles, Afghanistan Libre a décidé de lancer une nouvelle activité : l’organisation de cours de soutien et de préparation à l’examen d’entrée à l’université de Kaboul.

Azrat Osman Entrée sécurisée Azrat Osman

Ces cours s’adressent aux jeunes filles de 12ème année, mais également aux jeunes professeurs qui n’ont pas eu la possibilité de fréquenter les « bancs de la fac ». Les cours donnés pendant tout le mois d’août, sont axés principalement sur les sciences (mathématiques, physique et chimie), matières où les professeurs de Khoja Osman sont malheureusement défaillantes (les cours ne sont plus assurés depuis la rentrée de mars faute de professeurs qualifiés).

Ainsi, durant tout le mois d’août, 11 élèves de 12ème et 4 jeunes professeurs, vont suivre 3 heures de cours quotidien, 6 jours par semaine. Chacune d’entre elle s’est vue remettre un kit scolaire (don de matériel effectué par les CIMIC français à notre ONG) contenant trois cahiers, deux crayons, une gomme, un taille crayon et une règle.

Kit Scolaire Université Kaboul

Nous espérons aider ces jeunes filles à se présenter à l’université, cet hiver, pour le concours général. Celles qui auront réussi l’examen se verront attribuer une bourse de soutien universitaire, qui couvrira les lourds frais de transport pour rallier Paghman à Kabul. Une nouvelle aventure à suivre donc…

Le sport et le jeu sont des activités essentielles pour la croissance et l’épanouissement d’un enfant. Le contexte afghan les en a privés pendant trop longtemps.
Considérant le sport à l’école comme un formidable outil d’éducation, mais aussi de sensibilisation, de mobilisation, et de traitement post traumatique pour les victimes des conflits, en particulier pour les filles, Afghanistan Libre réaffirme son engagement pour le respect du droit à une éducation de qualité dans un environnement sain.

Cours de sport à Malalaï

Ainsi depuis la rentrée 2006, les élèves du lycée Malalaï à Hannaba pratiquent le sport dans de bonnes conditions grâce aux équipements sportifs que nous mettons en place à l’école. Les élèves des écoles de Khoja Lakan et Azrat Osman ont aussi cette chance depuis début juillet 2007. Les jeunes filles sont encadrées par des éducatrices sportives que nous recrutons et formons en collaboration avec l’ONG Sports Sans Frontières.

La formation d’éducatrice sportive est exigeante: au terme de quatre semaines de formation initiale au centre sportif de Kaboul, les étudiantes partent en “stage”. Elles rejoignent leur école pour exercer leurs nouvelles compétences sur le terrain, avec les élèves, pendant quatre mois et sont suivies par nos équipes et partenaires. Enfin, elles reviennent pour un mois d’approfondissement au centre de Kaboul pendant les vacances scolaires de Juillet. Elles sont alors capables d’assumer leur nouvelle mission d’éducatrice physique et sportive, pour le plus grand bonheur de leurs élèves.

Gymnastique Jeux traditionnels Formation sécurité & échauffement -2 Badminton

Wahida est une de nos futures éducatrices au lycée Malalaï (tunique turquoise et pantalon rouge sur les photos). Elle a 17 ans et habite la vallée du Panjshir. Elle terminera sa formation le 13 août prochain. Tous les jours, son père qui souhaite plus que tout l’éducation de ses enfants, l’a accompagnée jusqu’à Kaboul pour qu’elle puisse participer à la formation!

Et les résultats sont là, et bien là! Tant sur un plan professionnel que personnel, les progrès de la jeune femme sont spectaculaires! Stéphanie Houdayer, coordinatrice du programme Sport et Femmes (Sports Sans Frontières), nous raconte en quelques mots:

“Juste pour vous montrer les progrès qu’a fait Wahida: c’est la seule à s’être montrée volontaire pour animer une session de relaxation au groupe de jeunes femmes en formation. (…) Je dois avouer que les progrès de Wahida sont l’une des évolutions qui m’auront le plus fait plaisir et marqué durant ces deux années.”

Relaxation 1

Les sportives!

Wahida et ses camarades en tenue de sport et sans tchadri: l’image est à l’opposé des clichés occidentaux de la femme afghane. Mais attention à ne pas se tromper, la promotion du sport et du jeu ne veut pas aller à l’encontre de la culture et de la tradition locales. Au contraire ! L’enjeu est bien celui de la construction et de l’épanouissement d’une personne, de sa capacité à communiquer et à s’affirmer. Ces femmes auxquelles l’Histoire a volé la jeunesse, et maintenant futures éducatrices, changeront de tenue avant de sortir du centre sportif et reprendront leur vie d’afghane, au sein de leur famille et de leur communauté. Mais fortes de leur confiance en elle et de leurs compétences, et consciente de leurs nouvelles responsabilités sociales et éducatives, nous espérons que toutes comme Wahida seront des exemples d’engagement pour les leurs et transmettront leur formidable volonté d’apprendre aux jeunes élèves de nos écoles.

L’exemple de Wahida est de ceux qui nous motivent plus que jamais à poursuivre notre combat quotidien pour l’éducation et la santé des femmes en Afghanistan.