La petite ville de Paghman est située dans la province de Kaboul, à moins de 50 kilomètres de la capitale.

Le roi Amanulah, dans les années vingt, avait voulu en faire une sorte de « station balnéaire ». Il avait fait construire un hippodrome et les habitants fortunés de Kaboul y possédaient de grandes maisons dans le style de Cabourg et Deauville en France. C’était en fait le rendez-vous privilégié des Kabouli qui venaient pique-niquer le week-end, surtout en été, sur les bords du petit torrent de montagne de Paghman.

Les vestiges de ce passé glorieux ont totalement disparu, détruits par les combats et affrontements successifs de trente années de guerre. La région, où réside le gouverneur, compte plusieurs milliers d’habitants et de nombreux réfugiés y sont encore attendus.

Environ 15 000 personnes vivent dans la ville de Paghman, facilement accessible de la capitale. Les sécheresses et la destruction des systèmes d’irrigation ont beaucoup affaibli les productions agricoles locales. De nombreux habitants doivent se rendre tous les jours à la capitale, faute d’emplois. Les structures éducatives sont peu nombreuses, et le souhait de la population, lorsqu’il est exprimé, est de voir tous les enfants scolarisés le plus vite possible. Les autorités locales, désireuses de répondre à ce besoin, ont fortement exprimées leur intérêt pour une augmentation du nombre d’écoles primaires et secondaires, et une amélioration de la condition de l’enseignement – pour pallier à des situations où, par exemple, les enfants étudient toute l’année sous des tentes aménagées par l’UNICEF.

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