Quatrains et autres poèmes, par Khalillullah Khalili, édition l’Inventaire

« Comment être poète au milieu du chaos ?  » interrogeait, en 2004, l’anthropologue américain Withney Azoy. Et de poursuivre  » l’œuvre de Khalili répond à cette question, illustrant le proverbe afghan selon lequel une pression considérable peut, à l’occasion, transformer des morceaux de charbons en diamants »

 

Afghanistan, gagner les cœurs et les esprit, édité par Pierre Micheletti (2011)

Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan. La population afghane aimerait panser les plaies de ces multiples guerres. Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits revient sur les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays.

« Justice est faite. » Ainsi parlait Barack Obama en évoquant la mort d’Oussama ben Laden et le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Pour autant, à l’heure du retrait des troupes étrangères, quels sont les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays ? Afghanistan a-t-il été effectivement reconstruit ? La brutale guerre à la drogue a-t-elle porté ses fruits ? La pauvreté a-t-elle diminué ? C’est à ces questions et à bien d’autres que le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits invite à réfléchir.

Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, sous la direction de Pierre Micheletti, ancien président de l’ONG Médecins du monde, cette coédition RFI-Presses universitaires de Grenoble éclaire l’avenir d’un pays passionnant et de son peuple.

 

Femmes afghanes en guerre, de Carol Mann (2010)

Présentation de l’éditeur (Éditions Le Croquant, Collection Terra):

Le destin des femmes afghanes est au centre d’un certain discours politique depuis la destruction des tours jumelles à New York, le 11 septembre 2001 et l’invasion américaine de l’Afghanistan qui a suivi. Ultra-médiatisé, le sujet a cependant été très peu recherché par les sciences sociales. Cette étude critique, la première dans son genre, replace la vie des femmes afghanes dans leur contexte historique, social et ethnographique tout en tenant compte des changements tentés par divers gouvernements du début du xxe siècle jusqu’à aujourd’hui. Ce travail prend en compte les éléments de continuité et de transformations des femmes, surtout rurales, des camps de réfugiés jusque dans la province afghane aujourd’hui et permet d’évaluer l’influence véritable des multiples agents sur place : état de guerre chronique, programmes d’aide, stéréotypes démocratiques importés de l’Occi­dent, l’Iran, brutales exigences de l’économie mondialisée. Et pourtant, les femmes subissent surtout la double influence de l’islam politique et de la tradition reconfigurée, ignorée tant par les chercheurs que les agences humanitaires. À elles de négocier une place au sein de ces multiples étaux, parfois au prix de leur propre existence. Ce livre résulte d’une longue étude de terrain (de 2001 à 2009) et d’un travail humanitaire avec des associations de femmes.

 

The Land of Unconquerable: a Textured Portrait of Afghan Women, édité par Jennifer Heath et Ashraf Zahedi

Ce livre édité par Jennifer Heath et Ashraf Zahedi compte les articles des journalistes, politiciens, travailleurs dans l’humanitaire, historiens et spécialistes connaissant l’Afghanistan lors de leurs voyages et travail dans le pays. Les essais forment une vu

e d’ensemble sur l’évolution de différents aspects de la situation des femmes afghanes. Lisez la note de lecture du livre en anglais.

 

Le Jardin d’Hadji Baba, d’Isabelle DELLOYE

Ces vers mélancoliques de Raymond Radiguet traduisent magnifiquement le regret qui nous saisit une fois refermé ce poème en prose qu’est Le Jardin d’Hadji Baba. Est-il possible que l’Afghanistan, que l’on nous montre broyé par une guerre qui n’en finit pas, où les fantômes n’ont plus de femmes que le nom, où le présent est un calvaire et le futur inexistant, fut un jour ce pays où a coulé « le lait et le miel » ? Est-il possible que la douceur de vivre y ait imprégné chaque moment de l’existence, où les plus féroces combats se livraient en joutes poétiques et où le parfum des roses vous entrouvrait les portes de l’éternité ?

Le livre commence comme un conte oriental : un vieux sage recueille un orphelin (sa famille a disparu dans les bombardements) qu’il va, par petites touches, ouvrir à la spiritualité, voire à la mystique, à l’art et au respect de l’autre : le soufisme comme art de vivre. Là est le véritable humanisme fait d’entraide et de déférence, de joie et d’amour.

Et quand son mentor rejoindra le paradis d’Allah, l’adolescent devenu un homme solide et plein de délicatesse, se souviendra de son enseignement : « J’ai aimé et n’est-ce pas là l’unique saveur de la vie… » Cela lui donnera la force de vouloir reconstruire son pays, malgré la violence, malgré la haine qui détruit tout, malgré les chagrins et les deuils. Parce que, quoi qu’il arrive, « ceux qui nous aiment ne nous quittent jamais ».

Le texte du site

Pour l’amour de Massoud, de Sediqa Massoud, avec la participation de Chékéba Hachemi et Marie-Françoise Colombani

Massoud. Ce nom évoque l’homme qui a résisté dans les montagnes d’Afghanistan contre les Soviétiques, puis contre les talibans. Le héros assassiné par les extrémistes de l’islam, le 9 septembre 2001, deux jours avant les attentats du World Trade Center. Ce témoignage exceptionnel est celui de la femme que Massoud a aimée, épousée dans le plus grand secret, et avec qui il a eu six enfants. Elle a 17 ans lors de leur mariage, lui 34. Il l’appelle  » Pari « ,  » Ange « . Il l’a choisie parce qu’elle a grandi dans la guerre, et qu’elle saura vivre sa vie de résistance. On découvre un Massoud qui rentre parfois brisé par les combats, et qui parle la nuit durant à sa femme pour se libérer des tensions. Un homme qui rêve de voir son pays enfin en paix, et aussi un passionné de poésie et de littérature, adorant ses enfants. Dans ce cadre d’héroïsme permanent qu’est la guerre contre plus fort que soi, l’histoire d’amour de Massoud et Sediqa est bouleversante, parce qu’elle est secrète, toujours en danger, et qu’elle s’inscrit forcément dans l’histoire internationale. Sediqa Massoud nous révèle ici la face cachée d’un grand chef de guerre, visionnaire, épris de liberté, que le monde entier respecte et dont la vie personnelle reste à ce jour un mystère.

Ce récit a été recueilli par Marie-Françoise Colombani, journaliste au magazine ELLE, et Chékéba Hachemi, présidente de l’ONG Afghanistan Libre, Premier Secrétaire de l’ambassade d’Afghanistan auprès de l’Union européenne, toutes deux amies de Sediqa Massoud. C’est le commandant Massoud lui-même qui leur a fait rencontrer sa femme.

 

Massoud l’Afghan, de Christophe de Ponfilly

« Afghanistan. Pays lointain, en guerre, dont tout le monde se fout. Ou presque… »

Christophe de Ponfilly a réalisé nombre de films sur l’Afghanistan et a longuement côtoyé le commandant Massoud, figure charismatique de la résistance afghane contre les Soviétiques. Depuis l’entrée en scène des talibans, introduisant au nom de l’Islam un véritable système totalitaire, Massoud avait abandonné Kaboul et s’était replié dans son fief du Panjshir. L’auteur évoque deux solitudes et deux combats : celle d’un chef de guerre et la sienne, celle d’un cinéaste du réel qui s’interroge sur sa démarche. Peu à peu se dessine le portrait singulier d’un combattant à travers la sensibilité d’un écrivain-reporter.

 

L’étoile du Soldat, de Christophe de Ponfilly

« Nikolaï, jeune Russe de vingt ans, aime chanter, jouer de la musique, et se moque de la politique. Jusqu’à ce jour de 1984 où sa vie bascule. Envoyé en Afghanistan, pris au piège d’une guerre honteuse, témoin des exactions de l’armée soviétique, il est fait prisonnier par les moudjahidin du commandant Massoud. Il rencontre alors un journaliste français qui, comme lui, éprouve pour les résistants afghans, mais aussi pour cette terre, un profond respect. Dès lors, Nikolaï devient Ahmad, l’Afghan… »

Cinéaste documentariste, auteur de Massoud l’Aghan, prix Albert-Londres, connu pour ses engagements, Christophe de Ponfilly a rencontré son personnage dans les montagnes du Panjshir quand il tentait déjà d’alerter l’opinion sur l’erreur des Américains à alimenter le terrorisme islamiste au lieu de miser sur des opposants politiques tel Massoud. De cette rencontre est né L’étoile du soldat, un roman d’apprentissage passionnant et émouvant, un chant à l’ouverture de soi et à la connaissance de l’autre.

 

Les Cerfs-volants de Kaboul (The Kite Runner), de Khaled Hosseini 

De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d’amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d’un pays dévasté : l’Afghanistan.

Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d’un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible.
Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n’esquissera pas un geste pour sauver son ami.

Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce la voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

L’auteur : Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan, en 1965. Fils de diplomate, il a obtenu avec sa famille le droit d’asile aux Etats-Unis en 1980. Son premier roman, Les Cerfs-Volants de Kaboul, a bénéficié d’un extraordinaire bouche à oreille. Acclamé par la critique, il est resté de nombreuses semaines en tête des listes aux Etats-Unis, où il est devenu un livre-culte. Les Cerfs-Volants de Kaboul a reçu le prix RFI et le Grand prix des lectrices de Elle en 2006.

 

Mille soleils splendides, de Khaled Hosseini

Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » ?

 

Les cinq derniers siècles: Première partie : du XVIème siècle à 1919

Il n’existe pas jusqu’à aujourd’hui de livre écrit en français sur l’histoire de l’Afghanistan. Les livres disponibles font le plus souvent une analyse globale mais ne donnent pas une relation détaillée des événements. Aussi, le CEREDAF est heureux de mettre à la disposition du public une traduction en français de l’ouvrage de Sediq Farhang à destination de tous ceux qui s’intéressent à l’Afghanistan et à son histoire mouvementée. Ancien ambassadeur, Sediq Farhang fait aussi partie du petit nombre des historiens afghans reconnus. Au contraire de beaucoup d’historiens occidentaux, il a eu accès à de nombreuses sources en langues afghanes ou en arabe. Ses références sont ainsi précises et d’une grande diversité. Son livre est traduit en français par son fils, Zia Farhang. Ce premier tome couvre la période allant de l’antiquité à la fin du règne de l’émir Habibollah (1919).

Publié par le CEREDAF

 

Terre et cendres (2000), de Atiq Rahimi

Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d’un gardien mal luné, une route qui se perd à l’horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l’attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l’Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons… C’est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n’être pas entendu.

 

 

Le monde selon Fawad (2010), de Andrea Busfield

Curieux, vif et intelligent, Fawad, onze ans, porte sur le monde un regard critique et amusé. Son père et son frère ont été tués pendant la guerre, et il vit à Kaboul avec sa mère, qui se démène pour subvenir à leurs besoins. Tout change lorsque celle-ci trouve un emploi chez des expatriés qui acceptent de les loger. Fawad découvre le confort moderne et le comportement étrange des Occidentaux en observant ses hôtes, une joyeuse petite bande aux moeurs étranges. Surtout, il se lie d’amitié avec Georgie, une Anglaise éblouissante qui travaille dans une ONG et vit une dangereuse histoire d’amour avec un chef de guerre afghan. Durant une année, Fawad va grandir au rythme de deux cultures. A travers sa voix, Le Monde selon Fawad lance un message d’amour drôle et bouleversant à un pays tourmenté.

 

Les cavaliers (1967), de Joseph Kessel

« Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu’il nous ait contées: Les personnages atteignent une dimension épique: Ouroz et sa longue marche au bout de l’enfer… Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux… Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme… Zéré qui dans l’humiliation efface les souillures d’une misère qui date de l’origine des temps… Et puis l’inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms: « Aïeul de tout le monde »… Enfin, Jehol « le Cheval Fou », dont la présence tutélaire et « humaine » plane sur cette chanson de geste… Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et primitifs. Et pourtant le souffle de la fable et du mythe les anime et nourrit le roman. »

 

 

De Kaboul à Calais (2009), de Wali Mohammadi

Il lui a fallu de la chance, beaucoup de courage et de foi, et une bonne dose de folie. Son aventure, unique, est aussi un exemple parmi des milliers d autres.

Ils sont des milliers chaque année à quitter l’Afghanistan et à affronter tous les dangers pour émigrer clandestinement : obligés de franchir déserts et montagnes, de traverser un ou deux bras de mer, ils mettent souvent des mois pour atteindre leur but – Calais, ultime porte avant l’Angleterre -, quand ils y parviennent.

Wali Mohammadi a été l’un d’eux. Orphelin – son père, emprisonné par les talibans, est mort sous la torture, sa mère a été tuée par une bombe sur un marché -, il a quitté Kaboul à l’âge de quinze ans, car il n’avait plus rien à perdre, sauf la vie.

Il fait ici le récit de son périple – à pied, à cheval, en bus, en train, en bateau, en camion -, de Kaboul à Calais via le Pakistan, l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Italie, la France… II raconte les espoirs, les angoisses d’un clandestin, et toutes les péripéties de son voyage. Il dénonce le système des passeurs, véritable économie fondée sur la contrebande d’êtres humains. Il décrit aussi le sort d’un sans-papier, sauvé, dans son cas, par une rencontre heureuse. Une famille de Calaisiens prendra le risque de l’accueillir et lui offrira la chance de mener une nouvelle vie, en France.

 

Femmes d’Asie Centrale (2004 ), de Christophe de Ponfilly

« Le commandant Massoud voulait réformer la société afghane et donner la possibilité aux femmes d’ôter leurs tchadri, d’y retrouver une place et une activité. En signe de fidélité à sa mémoire, je souhaite continuer à témoigner des vérités humaines. Pour mon retour en Asie centrale, j’ai choisi d’y filmer des femmes. Surtout des femmes, car elles sont souvent exemplaires. Traversant avec dignité les épreuves ; assumant le quotidien des existences, elles protègent les familles et donnent des chances à l’avenir d’être … meilleur. Les femmes ont souvent prouvé leur résistance, parfois avec tant d’humilité qu’à l’heure des récompenses et des honneurs on les oublie. En Afghanistan, nombreuses sont celles qui comptèrent dans la guerre contre l’oppresseur soviétique, mais y filmer les femmes reste difficile. Au Nord de l’Afghanistan, il est un petit pays d’Asie centrale avec lequel Massoud partagea un véritable lien : le Tadjikistan. Il y avait sa base arrière. Il y voyait des femmes dévoilées, actives, utiles à la société. C’est là-bas que j’allais filmer. Dans cette ex-République soviétique, les femmes sont entre deux mondes : celui du communisme avorté et celui de l’islam en crise. Et de 1992 à 1997, le pays fut profondément meurtri par une guerre civile. J’ignorais alors que l’aventure serait si passionnante.» CHRISTOPHE DE PONFILLY

Au fil de son voyage, Christophe de Ponfilly fit de nombreuses et étonnantes rencontres : une veuve, balayeuse de rue à Dushanbé, des paysannes, une directrice d’orphelinat, des jeunes mariées, une célibataire journaliste à la télévision, une femme mollah… Chaque portrait nous laisse entrevoir la complexité de la société tadjike. Christophe de Ponfilly est journaliste (prix Albert-Londres), reporter et cinéaste. Réalisateur de plusieurs documentaires, il est l’auteur de cinq livres, dont Massoud l’Afghan (ARTE Editions/Le Félin, 1998).

 

Rose Afghane, de Franck ANDRIAT (2012)

Six adolescentes afghanes racontent, avec émotion et pudeur, un moment de leur vie. Elles parlent de leur pays avec amour. Malgré la guerre, malgré l’exil, malgré la mort, l’Afghanistan demeure, pour elles, un pays où l’on chante, où l’on vit, où l’on danse. Six histoires, six destins. Chekeba sans papier, Sabera victime d’un attentat, Mariam confrontée à l’extrémisme de son frère, Chirine chantée dans un poème d’amour, Najmah déboussolée à Paris, Malalaï et Farzana amoureuses. Des textes poignants et musicaux, en prise directe avec l’actualité, des textes généreux à mettre dans les mains des adolescents d’ici pour réfléchir à notre ouverture à l’autre et à la différence.

 Les droits d’auteurs nous sont généreusement reversés !

 

hirondelles KaboulLes hirondelles de Kaboul, Yasmina Khadra (2004)

Dans les ruines brûlantes de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Talibans veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l’a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l’obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n’a plus d’autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore.

 

Ainsi résonne l’écho infini des montagnes, de Khaled HOSSEINI (2013)hosseini

En Afghanistan, des années 1950 à nos jours, mais aussi à Paris dans les années 1970, en Californie dans les années 2000 et sur une île grecque aujourd’hui. A Shadbagh, un minuscule village agricole, Abdullah, 10 ans, s’occupe de sa petite sœur Pari. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, ce qui leur permet d’oublier la mort de leur mère, les absences de leur père qui cherche désespérément du travail et ces jours où la faim les tenaille encore plus qu’à l’habitude. Un jour, leur père décide de partir pour Kaboul où l’oncle Nabi lui aurait trouvé un emploi et d’emmener Pari avec lui. Abdullah sent qu’il se trame quelque chose. Et de fait, leur père, préférant « couper un doigt pour sauver la main », vend Pari à la riche famille pour laquelle travaille Nabi. Une séparation déchirante qui pèsera sur toute la vie d’Abdullah, même après son exil aux Etats-Unis. La petite Pari oublie et grandit à Paris où sa mère, Nila, trop libre pour la société afghane, s’est enfuie au milieu des années 50. Nabi est resté auprès de Suleiman, le mari de Nila, devenu handicapé suite à un AVC. Des années plus tard, bien après la chute des Talibans, Abdullah n’a pas oublié Pari qui, elle, n’a jamais pu combler une sensation de vide, comme s’il lui manquait quelque chose d’indispensable, dont elle ignorait tout…

Leave a Reply

Your email address will not be published.