L’histoire d’un cinéma contemporain à Kaboul


 

Ariana Cinema KabulLe cinéma Ariana, situé place Pashtunistan à Kaboul et datant de 1972, a été quasiment détruit pendant les longues années de guerres qui touchent le pays depuis plus de trois décennies. Il fut définitivement abandonné au moment du régime Taliban entre 1996 et 2001.

Claude Lelouch, président de l’association « Un cinéma pour Kaboul », réussit à réunir des fonds pour sa rénovation et sa réouverture.

Les dégâts importants engendrés par des années de guerre ont nécessité la reconstruction totale de la toiture et partiellement de la grande salle avec balcon.

 

Les architectes Frédéric Némur et Jean-Marc Lalo ont su faire face aux fortes contraintes budgétaires et au manque d’électricité chronique, permettant l’inauguration du cinéma fin mai 2004. Depuis, 650 places sont disponibles faisant de l’Ariana la plus grande salle de projection cinématographique de Kaboul.

 

Ce projet a permis de redonner le sourire aux enfants de Kaboul qui n’avaient jamais connu le plaisir d’aller au cinéma.

 

 

cerfs volants kaboul

 

Les cerfs volants de Kaboul, de Marc Forster (2008)

Au début des années 70, au coeur de Kaboul, deux amis, Amir et Hassan, partage le bonheur d’un après-midi à faire voler des cerfs-volants. Mais conduit par la peur, Amir trahi son ami, qui sera à jamais blessé, puis quitte l’Afghanistan. Vingt ans plus tard, il revient dans son pays, marqué par le passage des Talibans, à la recherche de la paix et du pardon…

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Wajma, une fiancée Afghane, de Barmak AKRAM (2013)wajma

Wajma, adolescente afghane, vit librement à Kaboul et se prépare à des études supérieures lorsqu’elle tombe sous le charme de Mustafa, jeune serveur qui semble très amoureux d’elle. Ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu’ils enfreignent. Mais un jour, une nouvelle remet en cause leur relation et provoque le retour du père de Wajma…

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Syngué sabourSyngué Sabour – Pierre de patience, de Atiq Rahimi (2013)

Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre gît dans le coma ; sa jeune femme à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville ; les combattants sont à leur porte. La femme doit fuir avec ses deux enfants, abandonner son mari et se réfugier à l’autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante. De retour auprès de son époux, elle est forcée à l’amour par un jeune combattant. Contre toute attente, elle se révèle, prend conscience de son corps, libère sa parole pour confier à son mari ses souvenirs, ses désirs les plus intimes… Jusqu’à ses secrets inavouables. L’homme gisant devient alors, malgré lui, sa « syngué sabour », sa pierre de patience – cette pierre magique que l’on pose devant soi pour lui souffler tous ses secrets, ses malheurs, ses souffrances… Jusqu’à ce qu’elle éclate !

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L’enfant de Kaboul, de Barmak AKRAM (2009)L'enfant de Kaboul

Dans l’immense tohu-bohu de Kaboul, un chauffeur de taxi, Khaled, prend en charge une femme et un bébé. Quand la cliente voilée quitte la voiture, surprise : le bébé est là, abandonné sur le siège arrière. Le film raconte trois jours de leur histoire, de ce destin qui a mis entre les mains de Khaled une jeune vie inconnue, dont il veut d’abord se débarrasser et dont il se sentira de plus en plus responsable.

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le cahier

 

Le cahier, de Hana Makhmalbaf (2008)

Sous les anciennes statues géantes de Bouddhas détruites par les Talibans, des milliers de familles tentent de survivre dans des grottes. Baktay, une petite fille de 6 ans, entend toute la journée son petit voisin réciter l’alphabet. Elle se met alors en tête d’aller à l’école, quitte à braver tous les dangers.
Sous l’apparence d’une grande simplicité narrative, la plus jeune des filles Makhmalbaf dénonce les ravages de la guerre en Afghanistan et pose la question du devenir des enfants qui sont imprégnés de violence dès leur plus jeune âge.

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Terre et cendres, de Atiq Rahimi (2003)terres et cendres

Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d’un gardien mal luné, une route qui se perd à l’horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l’attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons. C’est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n’être pas entendu…

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OsamaOsama, de Sedigh Barmak (2003)

Une petite fille de douze ans, sa mère et un jeune garçon ont survécu aux répressions qui ont suivi les manifestations organisées par les femmes afghanes au début du régime taliban. Les deux femmes travaillent dans un hôpital, mais sont informées que les talibans ont renvoyé tout le personnel et fermé les portes de l’établissement. Ces derniers s’assurent qu’aucune femme ne peut désormais s’aventurer hors de sa maison sans compagnon « légal ». Dans le cas contraire, elles seront sévèrement punies.
Le mari et le fils étant décédés, personne ne peut servir de « caution » à la famille, et la mère, poussée par le chômage, décide avec la grand-mère de changer l’apparence de sa fille : désormais, ce sera un garçon. La décision terrifie la fillette, angoissée que sa véritable identité ne soit reconnue par les Talibans.

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Chiens égarés, de Marzieh Meshkini (2004)chiens égarés

Deux enfants, un frère et une soeur, sauvent un chien égaré dans les rues de Kaboul. Un soir, les deux enfants se rendent à la prison où est incarcérée leur mère. N’ayant nul endroit où dormir, ils sont autorisés à passer la nuit avec elle. Mais le matin suivant, ils doivent partir : la prison est un lieu pour les criminels, pas pour les orphelins errants. Voulant absolument retourner auprès de leur mère, les deux enfants entament une série de délits pour être mis en prison. Sans succès. Un fugitif leur explique alors qu’ils peuvent apprendre à voler en regardant les films hollywoodiens et le cinéma européen leur apprendra comment se faire attraper.

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