Aujourd’hui (25 novembre) se déroule la journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes, initiée le 17 décembre 1999.

Les violences en direction des femmes prennent des formes diverses et nombreuses. Elles ont toutes pour première conséquence de priver les femmes de leurs droits fondamentaux dont chaque humain hérite à la naissance !

Voici la définition des violences faites aux femmes selon les Nations Unies :

« Les termes “violence à l’égard des femmes” désignent tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

OXFAM ajoute à cela une précision sur la diversité des violences.

« Des définitions plus élargies de la violence englobent aussi les violences structurelles et culturelles. Ces dernières limitent la capacité des femmes et des filles à réaliser leur plein potentiel, tant sur le plan individuel que pour l’ensemble de la société. Notamment, des lois et des traditions qui empêchent les femmes de posséder des terres constituent une violence structurelle. Les conséquences des violences structurelles et culturelles peuvent être mortelles : par exemple, les filles en Asie du Sud courent beaucoup plus de risques que les garçons de mourir avant l’âge de cinq ans, en partie car leurs parents tendent à leur donner des aliments moins nutritifs, à leur prodiguer moins de soins de santé et à leur accorder moins d’attention qu’aux garçons. »

En Afghanistan, les femmes sont privées de la plupart de leurs droits de base, conséquence d’une société très traditionnelle. Souvent mariées très jeunes, elles perdent rapidement tout espoir d’accéder à l’éducation et leurs chances d’accès aux soins de santé sont également bien souvent très réduites.

En 2006, plus de 85% des Afghanes ont rapporté avoir subi violences physique, sexuelle, psychologique ou ont été mariées de force. Plus de 60% ont rapporté avoir subi de multiples formes de violences (Human Rights Watch).

Afghanistan Libre continue sa lutte chaque jour pour l’accès des filles et femmes afghanes à leurs droits fondamentaux, leur dignité et leur émancipation. Cela passe tout d’abord par  l’accès à l’éducation, la sensibilisation à la santé et à l’hygiène et l’accès à des activités épanouissantes ou formations professionnelles leur permettant de s’exprimer pleinement et d’user de leur droit à l’indépendance.

Présenté comme le pays où il fait le moins bon vivre pour une femme dans le monde, l’Afghanistan laisse peu d’espoir d’un avenir radieux à sa population féminine. La loi de 2009 sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes y a été approuvée par le président en mandat, cependant elle n’a jamais été adoptée par l’Assemblée et les débats la concernant sont pour l’instant ajournés. A la veille des élections présidentielles de 2014, le sort des femmes est de plus en plus menacé et préoccupant.

Vous pouvez nous aider dans notre lutte : ici

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Pour en savoir plus sur cette journée et son déroulement : Site des Nations Unies