Interview d’Aurore Juillard, psychologue
Publié le by admin octobre 2nd, 2006 dans Education, Sanitaire, Actualités. Sujets : No Tags.En quoi consiste exactement le programme de CES ?
“Chaque centre propose des cours d’éducation pour la santé hebdomadaires pour les enfants de l’école et les femmes du village. Il a également un rôle d’infirmerie scolaire et doit servir de relais avec les structures médicales locales”.
Quel bilan peut on tirer trois ans après la mise en place des centres ?
“Tout d’abord, ces centres d’éducations pour la santé ont encore une raison d’être et correspondent toujours à un besoin en Afghanistan. De plus, ils sont bien identifiés par les femmes des villages environnants comme des lieux de confiance, c’est un point de repère pour elles et un lieu d’échange. Notre cible principale, les femmes, ont pu ainsi prendre une place dans l’organisation des écoles et participer véritablement à la reconstruction de leur pays.
Quelle est l’évolution la plus marquante ?
“Globalement, il est spectaculaire de voir la plus grande facilité avec laquelle les femmes parlent de leurs difficultés. J’ai trouvé que les femmes s’exprimaient plus librement qu’auparavant. J’ai notamment observé une scène où une femme de l’assemblée contredisait l’éducatrice pour la santé, initiant un débat, ce qui m’a paru une nouveauté. En 2003, l’éducatrice pour la santé, en tant que femme de savoir, n’était pas contredite. J’ai trouvé que c’était un signe positif : le débat était possible”.
Quel est l’avenir de ces CES ?
“Le plus important me semble l’aspect pédagogique de cette activité d’éducation pour la santé. Aujourd’hui, les cours sont dispensés régulièrement mais il faudrait les rendre plus interactifs. Ce travail est en train d’être réalisé avec les professeurs de ces écoles,ainsi que les éducatrices pour la santé. Nous savons que les messages transmis par les éducatrices sont bien intégrés par les familles, mais nous devons également être davantage capables d’évaluer si les messages transmis sont mis en œuvre à la maison. Cela est possible l’hiver, en se déplaçant à domicile comme cela a été initié par deux éducatrices”.
Aujourd’hui, nous n’avons aucun financement institutionnel pour mener à bien notre mission. Nous avons besoin de vous !


0 Réponses pour “Interview d’Aurore Juillard, psychologue”
Merci de patienter
Laisser un commentaire
Vous devez vous identifier pour laisser un commentaire.