Une jeunesse afghane qui rêve de changements

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (1)

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (2)

 

 

 

 

Cette semaine dans le magazine GRAZIA, Chékéba Hachemi se fait l’écho d’une jeunesse afghane connectée, s’ouvrant sur le monde et qui se met à rêver de changements.

 

 

 

 

 

 

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (3)

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (4)

 

 

This week in GRAZIA magazine, Chékéba Hachemi echoes the voices of a new generation of Afghans who are connected, opened to the world and who dream about change in their country.

Résultats de l’examen d’entrée à l’université

Les résultats de l’examen d’entrée à l’université sont tombés. Grâce notamment aux cours de préparation à l’examen organisés par Afghanistan Libre, 298 étudiantes ont réussi l’examen fin 2013 et entrent à l’université.


Results for the Board Exam have been released. Thanks to Afghanistan Libre‘s preparatory courses, 298 students passed the exam in late 2013 and will become university students !!

La rentrée scolaire est arrivée!!

Notre école de Khoja Lakan dans la Province de Kaboul a été fraichement repeinte et accueille pour la rentrée scolaire 2014 plus de 2,156 élèves, dont 670 filles!!

Rentrée des classes Avril 2014 - Khoja Lakan

Chékéba Hachemi au Forum Libération de Rennes

Chékéba Hachemi était au Forum Libération de Rennes le vendredi 11 avril pour participer au débat « Un nouveau féminisme ? ». L’occasion de revenir sur ses craintes et ses souhaits quant à l’avenir des Afghanes.

 

http://www.liberation.fr/evenements-libe/2014/04/11/chekeba-hachemi-j-ai-tres-peur-pour-l-avenir-des-femmes-en-afghanistan_995774

Interview de Chékéba Hachemi sur les élections présidentielles et la condition des femmes en Afghanistan

Afghanistan : la présidentielle se joue sans les femmes



(RV) Entretien- C’est un scrutin sous pressions locales et étrangères. Un vote menacé par la fraude, et qui se déroulera dans des conditions de sécurité élevées, mais trop peu pour permettre à tous de se rendre aux urnes sans faire l’objet de violences, essentiellement talibanes dans les régions du sud et de l’est du pays.

Ce samedi, les Afghans sont appelés à élire leur président parmi huit candidats. Le vainqueur succèdera à Hamid Karzaï qui après deux mandats, soit 12 ans de pouvoir, ne peut plus se représenter. Il s’agit dans ce pays du premier passage démocratique de pouvoir d’un président élu à un autre et ainsi d’une échéance majeure à quelques mois du retrait des troupes de l’Otan, arrivée sur place dans la foulée du 11 septembre 2001.

Eliminées de la sphère publique par les talibans, quel furent les progrès accomplis ces 13 dernières années pour les femmes ? Chékéba Hachemi préside l’association Afghanistan libre, fondée en 2001 pour promouvoir le droit des femmes grâce à la création d’écoles et de coopératives de femmes. Elle fut également la première femme à être nommée diplomate par le gouvernement d’Hamid Karzaï en 2002 : RealAudioMP3

Je pense que le régime des talibans est le pire régime que connaisse l’humanité de notre époque. Et c’est vrai que comparé à ce régime-là, ça n’a pas de sens. Ils avaient simplement interdit les femmes d’exister, y compris de se faire soigner. Elles mourraient devant la porte des hôpitaux parce qu’elles n’avaient pas le droit de se faire soigner par des hommes. Bien évidemment, on a beaucoup progressé depuis la chute des talibans en 2001. Il y a plus de deux millions de petites filles et de jeunes filles qui ont été scolarisées. On a fait une constitution afghane où elles ont dans la loi, les mêmes droits que les hommes. On a imposé la discrimination positive, si on peut dire cela, au niveau des élections parlementaires pour qu’il y ait au moins une femme par province, ce qui fait à peu près 23-24% du parlement. Donc, c’est vrai que tout ça, ce sont des progrès. On a eu des femmes ministres, on a eu une fenêtre d’espoir vers l’avenir pour les femmes et les hommes. On est simplement en train de perdre ces acquis-là et c’est pour cela que c’est une année charnière pour les femmes en Afghanistan.

Avant de revenir sur ces difficultés, ces femmes qui sont au parlement, est-ce qu’elles y ont le même poids que les hommes ?
Dans un pays où il y a autant d’analphabétisme et d’illettrisme, ces femmes qui sont députées, elles n’ont pas suivi de formation. La plupart ne savait même pas ce que c’était un parlement, ce qu’était une commission au sein d’un parlement. Comme elles n’ont pas été suivies ni formées, ces femmes n’ont pas compris, aujourd’hui, ce qu’est le poids d’être ensemble. Même ne serait-ce que 27%, ensemble, on peut peser. Donc, elles se font manipuler par des groupes d’hommes, plus en jouant sur le coté ethnique, la langue, etc.

Cette élection présidentielle représente un test pour évaluer la stabilité du pays et pour la démocratie. Pourtant, l’avenir de l’Afghanistan se jouera sans la participation des femmes, ou presque.Chékéba Hachemi RealAudioMP3

Pour revenir à la présidentielle, il n’y aucune femme parmi les huit candidats. Est-ce qu’il y a quand même des femmes clefs qui comptent pour cette élection ?
Par rapport à il y a cinq ans, ces élections prouvent bien comment on a évolué dans nos desseins, c’est qu’il n’y a aucune candidate femme. Il y en avait deux et pour des raisons mystérieuses, -une soi-disant était trop jeune et l’autre, je ne sais plus pourquoi-, on n’a pas accepté leurs candidatures. Donc, il n’y a pas de candidates femmes. Et chaque candidat doit présenter un « trio gagnant » : un candidat plus deux-vices présidents. Et un seul candidat sur les huit a présenté une femme comme vice-président potentiel dans son équipe.

Vous faites allusion à Habiba Sarabi. Cette femme est-elle représentative ? Qui est-elle exactement ?
C’est une femme que j’admire beaucoup parce que ca a été la seule femme gouverneure dans mon pays. Mais la province de Bamian, c’était la province qui avait le moins de budget de fonctionnement parce qu’on avait dit à l’époque que comme il n’y avait pas la présence de talibans, il n’y avait pas de budget de sécurité, il n’y a pas de production de pavot. Donc, elle n’avait pas de budget, ni pour développer sa ville, ni pour faire une route digne de ce nom. C’est-à-dire que pendant cinq ans où elle a été gouverneure de cette province, elle n’a pas pu montrer aux gens qu’elle pouvait réussir. Donc, c’est comme si on l’avait mise à un poste pour montrer qu’une femme gouverneure ne pouvait rien réussir alors que les hommes gouverneurs des autres provinces obtenaient des budgets colossaux, même s’ils étaient corrompus, mais au moins, ils faisaient des choses pour leurs provinces. Mais c’est une femme pour qui j’ai beaucoup de respect, qui représente effectivement la population parce qu’elle a toujours été là, elle a toujours aidé. Avant, elle avait une ONG. Elle a toujours été dans le gouvernement. Elle a continué à croire mais malheureusement, vu l’exemple de sa présence en tant que gouverneur et sans budget, je suis un peu pessimiste. Si elle est vice-présidente, je ne vois pas ce qu’on va lui donner comme possibilité pour faire des choses.

Vous voulez dire que c’est un peu un faire-valoir ?
Oui, bien sûr. Mais au moins, elle est là et elle est dans le trio du candidat Zalmaï Rassoul. J’espère que n’importe quel candidat qui sera élu tiendra compte que dans la nouvelle constitution du gouvernement, il faut un pourcentage de femmes et il faut des femmes ministres.

Zalmaï Rassoul qui est quand même un des trois favoris du scrutin ?
Vous savez, moi, je ne me prononce absolument pas parce que je connais bien mon pays et je connais très bien tous les candidats. Je sais très bien qu’au dernier moment, il y aura des espèces d’accords de bisbille entre les uns et les autres et que finalement, peu importe quel candidat va être président, les mêmes se retrouveront au gouvernement.

Cette désillusion par rapport à l’élite politique, est-ce que c’est un avis partagé par les femmes ?
Bien sûr que c’est un avis partagé. Bien sûr qu’aujourd’hui, elles sont déçues et bien sur qu’elles ont peur pour leur futur, parce qu’avec le départ de la communauté internationale, est-ce que le nouveau régime, est-ce que sans la pression, on ne va pas continuer à voter des lois contre les femmes ? Il ne faut quand même pas oublier que les deux ou trois dernières années, le président Karzai, pour faire plaisir aux fondamentalistes, a fait passer des lois allant jusqu’à officialiser la polygamie ou le viol d’une femme par son mari… Pour faire plaisir à certains groupes fondamentalistes, il a quand même fait passer beaucoup de lois à l’encontre des femmes. Et on voit de plus en plus qu’on n’est pas très présente. Ce départ de la communauté internationale nous fait très peur parce que tant qu’ils étaient là, il y avait une pression pour qu’il y ait une présence des femmes. Après, est-ce que ca va continuer ou pas ? On sait aussi, nous, les afghanes, qu’à chaque fois qu’il y a un changement de régime, il y a une révolution, il y a un changement. La première question est de savoir si la speakerine à la télé, il faut lui couvrir la tête. C’est comme si on n’avait déjà reconstruit tout le pays et qu’il ne manquait plus que le sujet du foulard de la speakerine à la télé. Donc, nous, les afghanes, on est bien conscientes qu’à chaque changement, le deal va être : qu’est-ce qu’on va enlever comme droits aux femmes pour faire plaisir à untel ou untel ?

Du coup, est-ce qu’on peut s’attendre à ce qu’elles aillent voter ?
Il y a certaines régions où il fait encore très froid et ça gèle donc, ca m’étonnerait qu’elles aillent faire quatre ou cinq heures de route pour aller voter. Ou alors, elles le feront et j’espère voir ces images-là car ça me fera très plaisir. Et aussi parce qu’elles prennent le risque sur leurs vies car il y a des réelles menaces dans toutes les provinces frontalières au Pakistan pour les femmes qui iraient voter, ne serait-ce que pour aller travailler. Donc, aller voter, c’est encore un geste politique. Elles savent qu’elles prennent le risque sur leurs vies. Je ne sais pas si vous mesurez ce que je veux dire. Ca veut dire que là aujourd’hui, si je serais à Kaboul, en Afghanistan, je sais qu’en allant mettre ma voie dans cette petite urne, je sais que je peux ne pas rentrer vivante chez moi. Et aussi, politiquement, il n’y a aucun candidat qui a proposé un réel programme pour les femmes. S’il y avait un candidat qui se prononçait pour une meilleure présence des femmes dans la politique, au niveau sociétal, je pense qu’elles iraient massivement voter. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Est-ce que c’est parce que finalement, la femme n’est pas un sujet intéressant et qu’elle doit de toute les façons être à la maison…même si je caricature ?
Non malheureusement, vous ne caricaturez pas, c’est exactement ça. Il y a le régime taliban, le pire régime que l’humanité connaisse et il y a l’Afghanistan avec 95%-98% d’analphabétisme, l’ignorance des hommes, l’ignorance des femmes de leurs droits et une société patriarcale, clanique. Une femme est avant tout la fille de quelqu’un, la femme de quelqu’un, la sœur de quelqu’un et elle devient la mère de quelqu’un. Elle n’existe pas vraiment.

Vous disiez au début de notre entretien que les avancées de ces dernières années en ce qui concerne les femmes pourraient être mises à mal. Pourquoi ? Par qui ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
Aujourd’hui, la situation des femmes afghanes s’empirent pour deux raisons. D’abord, parce que les talibans commencent à revenir par les régions du sud, c’est-à-dire toutes les provinces frontalières au Pakistan. Ils ont toujours été là au Pakistan, ils ont simplement étés repoussés dans ce pays où ils continuent d’œuvrer. Donc, ils rentrent à nouveau en Afghanistan par la terreur. Comme par hasard et comme partout dans le monde, les premières cibles sont les femmes. Elles sont brulées, les écoles sont fermées, elles sont assassinées juste parce qu’elles travaillent. Dans toutes ces provinces frontalières au Pakistan, les femmes sont déjà les premières cibles des talibans qui arrivent dans le pays. Les hommes sont aussi les cibles mais simplement, quand ils arrivent, pour bien manifester leur présence et terroriser, ils commencent par assassiner toutes les femmes qui sortent de chez elles ou ils les brûlent ou bien on leur jette de l’acide.

Deuxièmement, c’est le gouvernement actuel. C’est-à-dire que tant que la Communauté Internationale était présente sur le terrain, une des bonnes choses qu’elle faisait, c’était une pression pour que les femmes soient présentes en politique ou dans la vie sociale de l’Afghanistan et il y avait des projets pour les femmes. Et là, je parle concrètement. J’ai une ONG qui s’occupe de l’éducation des femmes depuis treize ans maintenant « Afghanistan libre ». Au début, on avait des budgets, on avait des subventions pour l’éducation des petites filles. Aujourd’hui, on nous dit clairement que l’éducation des petites filles n’est pas une priorité pour la Communauté Internationale. Donc, on a carrément plus de budget pour les écoles que nous avons mises en place. Je suis en train de voir pour une solution pour que ces écoles continuent. Au moment où la Communauté Internationale part, il n’y a plus de pression sur le gouvernement. Même si ce n’est pas un gouvernement taliban et un gouvernement fondamentaliste, c’est un pays à 98% d’analphabètes et les femmes sont les premières cibles. S’il n’y a pas de pression sur le gouvernement, les femmes ne sont pas une priorité.

Photo : le 31 mars dernier à Kaboul, des petites filles chantent l’hymne national afghan lors du meeting de campagne de Zalmai Rassoul, le candidat du président sortant, le seule à avoir choisi une femme comme vice-présidente.

Des avancées jusqu’où?

Au lendemain des élections présidentielles afghanes, la situation des femmes reste préoccupante. Comme l’atteste cet article d’Amnesty International, des avancées notables ont pu voir le jour depuis la chute du régime Taliban et l’intervention de la communauté internationale. Néanmoins, elles sont aujourd’hui  en péril du fait du manque d’accès au système judiciaire et de l’influence islamique grandissante dans le pays.

Trop d’occasions manquées: les droits humains sous la présidence de Karzaï

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Amnesty a examiné à la loupe les douze ans de présidence d’Hamid Karzaï | © Pajhwok Afghan News/Demotix

Les modestes progrès réalisés dans le domaine des droits humains au cours de douze dernières années en Afghanistan sont de plus en plus menacés par la recrudescence de la violence et le fait que les droits des femmes sont de nouveau dévalorisés, a déclaré Amnesty International en évaluant le bilan de la présidence d’Hamid Karzaï en matière de droits humains.

À la veille de la première passation de pouvoir depuis la chute du régime des talibans, Amnesty International publie une fiche d’évaluation des performances du gouvernement, portant sur six points clés en matière de droits humains, depuis l’arrivée d’Hamid Karzaï au pouvoir en 2001.

«Les Afghans se sont rendus aux urnes samedi alors que planait sur eux la menace de violences. Ils ont montré qu’ils ne se laisseraient pas intimider. Les menaces des talibans de tuer les personnes qui iront voter et celles chargées du déroulement des élections sont totalement méprisables», a déclaré Horia Mosadiq, spécialiste de l’Afghanistan pour Amnesty International.

La fiche d’évaluation indique que d’indéniables progrès ont été réalisés sur certains points, notamment en ce qui concerne la liberté d’expression et la protection des plus de 600 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays. Mais d’autres problèmes n’ont pratiquement pas été pris en compte par les autorités, comme l’obligation de rendre des comptes pour les victimes civiles, ou la justice de transition.

«Le gouvernement Karzaï a reçu des éloges pour des réalisations limitées autour des droits humains, menées dans des conditions très difficiles. Mais la situation reste extrêmement dure pour des millions d’Afghans, et même les avancées que nous avons pu constater sont très fragiles», a expliqué Horia Mosadiq.

«Les autorités ont passé les dix dernières années à fermer les yeux sur certains problèmes “gênants”, tels que l’obligation de rendre des comptes pour les graves violations des droits humains et crimes de guerre commis par le passé. Cela doit prendre fin avec le prochain gouvernement.»

Militantes des droits de femmes

En ce qui concerne les droits des femmes, les quelques progrès réalisés au cours des douze années écoulées ont surtout été obtenus grâce au travail effectué sans relâche par les militantes afghanes elles-mêmes. Les femmes sont désormais représentées dans la vie publique et bénéficient d’un meilleur accès à l’éducation. En 2009, une loi a marqué un tournant en érigeant en infraction de nombreux actes de violence à l’égard des femmes.

Mais nombre de ces avancées sont menacées ou ont déjà fait l’objet d’un retour en arrière. Peu d’auteurs de violences contre des femmes sont traduits en justice tandis que la discrimination et la violence domestique sont monnaie courante. Les défenseurs des droits des femmes sont la cible de menaces et d’un harcèlement quotidiens et ne bénéficient que de recours et d’une protection officiels minimaux

«Les Afghanes doivent lutter âprement contre leur statut de facto de citoyennes de seconde zone. Mais même leurs quelques victoires sont menacées, à la fois par des éléments conservateurs au sein du gouvernement et par des groupes armés comme les talibans, a souligné Horia Mosadiq. La communauté internationale ne doit pas laisser les femmes d’Afghanistan se débrouiller toutes seules après 2014. Si les gouvernements venaient à détourner le regard de la situation difficile des Afghanes uniquement parce qu’il n’y a plus de troupes internationales dans le pays, le résultat serait désastreux.»

Nombre record de victimes civiles

La détérioration de la situation en matière de sécurité dans le pays a eu un lourd impact. Les victimes du conflit n’ont jamais été aussi nombreuses depuis 2001: pour la seule année 2013, les Nations unies ont recensé près de 3 000 morts parmi la population civile.

Bien que les talibans soient responsables de la grande majorité des pertes civiles liées au conflit, les troupes afghanes et internationales n’ont eu que peu de comptes à rendre, voire aucun, pour les victimes qu’elles ont causées. De plus, les forces internationales ont l’air décidées à partir sans avoir mis en place un mécanisme efficace et indépendant visant à obliger les forces de sécurité afghanes à rendre des comptes pour les violations des droits humains et du droit international humanitaire et à apporter réparation aux victimes.

«Malheureusement, la violence liée au conflit va probablement se poursuivre, voire augmenter, dans les années à venir. L’obligation pour les forces de sécurité du pays de rendre des comptes sera cruciale. Aujourd’hui, de manière générale, les victimes et les familles vivent sans justice et sans compensation», a déclaré Horia Mosadiq.

Amnesty International a publié en mars un document récapitulant les principales difficultés auxquelles devra faire face le prochain gouvernement. «Le prochain président afghan ne pourra pas se permettre de considérer les droits humains comme un sujet de second plan. Transiger encore sur ces droits dans le but d’obtenir des bénéfices à court terme ne permettra pas au pays d’avancer après 2014 mais le fera au contraire revenir en arrière», a déclaré Horia Mosadiq.

Préparation aux élections présidentielles du samedi 5 avril 2014

Plus de 200 personnes attendaient, parfois de longues heures, dimanche matin devant un bureau électoral de Karte Seh, un quartier de l’ouest de la capitale afghane, pour obtenir la carte qui leur permettra de voter aux élections présidentielles ce samedi 5 avril.

(Photo : WASEEM NIKZAD / AFP)

« Afghanistan : Permettez-moi de ne rien souhaiter pour ma fille »

Un article intéressant publié dans le Huffington Post sur le rôle de l’éducation dans la promotion du droit des femmes afghanes:

http://www.huffingtonpost.fr/kaweh-jobran/afghanistan-permettezmoi-_b_5025814.html

Un concert de soutien au lycée Qalai Malik à Rennes le 26 mars

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Mercredi 26 mars prochain, à Rennes, un concert est organisé par les élèves du lycée Assomption afin de récolter des fonds pour soutenir le lycée Qalai Malik situé dans la province de Kaboul et soutenu par Afghanistan Libre.

Fin 2013, des aménagements dans l’école ont déjà pu être réalisés grâce à la mobilisation des élèves, nous les en remercions encore !

Le concert se déroulera à l’Auditorium de l’Assomption, 19 Boulevard Painlevé à Rennes et débutera à 20 heures.

Venez nombreux ! La participation à l’entrée est libre.

« Ma vie de femme d’ailleurs » sur Chérie 25 les 10 et 11 mars !

Nous vous en avions déjà parlé, le documentaire tourné avec Chékéba Hachemi, « Ma vie de femme d’ailleurs » revient sur Chérie 25 les 10 et 11 mars prochains à 22h15.

« Incarnée par Chékéba Hachemi, MA VIE DE FEMME D’AILLEURS part à la rencontre de femmes, dans différents pays, pour découvrir leur vie quotidienne mais aussi leur place et leur rôle au coeur de la société. La Tunisie et le Canada seront les premières destinations pour une immersion au féminin. Comment vivent-elles ? Quelles sont leurs difficultés ou leurs combats ? Quelles sont leurs avancées ? Quel chemin leur reste-t-il à parcourir ? Comment élèvent-elles leurs enfants ? Quelles sont leurs traditions ? Une photographie toute en couleurs des femmes d’ailleurs. » Source : Chérie 25 célèbre les femmes.

Très bon visionnage à tous !

Le gouvernement afghan recule sur la loi du silence

La mobilisation a fini par payer. Le gouvernement afghan va revoir un projet de loi qui risquait d’entretenir le silence sur les violences faites aux femmes.

Depuis un mois de nombreuses voix s’étaient élevées contre une disposition du projet de nouveau code de procédure pénale afghan. Le texte prévoyait d’interdire de témoigner contre un membre de sa propre famille. De quoi réduire à néant bien des procédures dans des affaires de violences domestiques ou de mariages forcés.

Le texte avait été voté le mois dernier par le Parlement et attendait la signature du président Hamid Karzaï pour entrer en vigueur. Celui-ci a finalement cédé à la pression. Le porte-parole de la présidence a annoncé lundi 17 février que le texte était suspendu et serait amendé.

Selon le dernier rapport de la mission de l’ONU en Afghanistan sur la mise en œuvre de la loi sur les violences faites aux femmes, votée en 2009, les autorités afghanes ont enregistré en 2013 davantage de plaintes, mais les poursuites et les condamnations restent limitées.

 

Source de l’article : www.lesnouvellesnews.fr

Charity Bag de Grazia en faveur d’Afghanistan Libre

Cette année, Afghanistan Libre a été de nouveau sectionnée par le magazine Grazia pour participer à son opération Charity Bag !

Cette opération consiste à faire participer ses lecteurs à un jeu afin de gagner un sac à main de marque contenant des accessoires cadeaux. Une partie des fonds récoltés grâce à ce concours seront ensuite reversés à notre association !

Pour participer et nous soutenir c’est très simple : procurez vous les numéros suivants de Grazia (N°229 du 14/02, N° 230 du 21/02 et n°231 du 28/02) et participez au jeu présenté sur la dernière page.

Vous pourrez peut-être gagner les cadeaux de la semaine et vous contribuerez à soutenir notre association !

Voici la vidéo de présentation de notre association : ici

 

Alors tous à vos Grazia !

Merci pour votre soutien

 

 

Exposition de « Simplement Afghanes »

Notre projet photographique « Simplement Afghanes » sera exposé à l’occasion de la journée internationale de la femme (qui se déroule chaque année le 8 mars), du 10 au 27 mars à la mairie du 2° arrondissement de Paris.

Un vernissage sera organisé le 10 mars, à partir de 18h30, en présence de l’équipe d’Afghanistan Libre afin de présenter le projet ainsi que l’association.

A cette occasion nous recherchons des bénévoles pour nous aider à transporter les photographies de nos locaux au lieux d’exposition.

Nous recherchons :
-une personne véhiculée pour nous aider à transporter les photos le vendredi 7 mars (1 ou 2h00 dans la journée selon vos disponibilités)
-une personne véhiculée pour nous aider à désinstaller l’exposition et transporter les photos le 28 mars en matinée

Merci d’avance pour vos généreuses propositions !

 

ROZ, le seul mensuel écrit par et pour les femmes afghanes, est menacé d’extinction … Afghanistan Libre lance une campagne de financement participatif pour continuer sa publication !

Afghanistan Libre se lance dans une nouvelle aventure, le financement participatif pour sauver son magazine ROZ, unique mensuel écrit par et pour les femmes afghanes.

Actuellement en grande difficulté pour garder en vie ROZ, nous faisons appel aux donateurs afin de nous accompagner dans l’édition et la publication de l’un de nos prochains numéros. Ce magazine informe les Afghanes sur leurs droits, les aide à accéder à des conditions de vie meilleures, et leur offre un moment de plaisir et de détente. Il serait injuste de les en priver et chaque numéro parut contribuera à leur bien-être.

Vous souhaitez nous aider à financer le prochain numéro ? RDV sur Roz, mensuel par et pour les Afghanes

 

Merci à tous pour votre aide et vos encouragements précieux !

-Toute l’équipe d’Afghanistan Libre-

Afghanistan: un projet de loi qui protège les auteurs de violences faites aux femmes

Une organisation de défense des droits de l’homme a exhorté mardi le président afghan Hamid Karzaï à refuser de ratifier une loi votée par le Parlement qui prive les femmes de protection contre les violences domestiques et le mariage forcé.

Le Parlement afghan, dont les deux chambres sont dominées par le clergé conservateur et d’anciens seigneurs de guerre islamistes, a voté une «loi de procédure criminelle» l’an dernier, contenant des articles qui, selon des experts, privent les femmes de protection légale.

L’ONG Human Rights Watch (HRW), basée à New York, a affirmé que le projet de loi «devait être envoyé à M. Karzaï pour ratification dans les prochaines semaines, voire plus tôt», et a appelé le dirigeant de ce pays déchiré par la guerre à renvoyer ce projet devant les députés après y avoir intégré des amendements.

Lire la suite de l’article : ici

Afghanistan Libre a besoin d’aide pour continuer à publier ROZ !

Afghanistan Libre fait appel au financement participatif et à la générosité de ses soutiens pour l’aider à financer l’un des prochains numéros de ROZ.

En effet, notre magazine – l’unique mensuel écrit par et pour les femmes Afghanes – est aujourd’hui menacé de s’éteindre et notre équipe a besoin d’aide pour continuer à le publier !

Selon le fonctionnement du site ARIZUKA, il nous faut 3 premiers dons pour que le projet soit visible en ligne. Pour ceux qui veulent nous aider RDV ici : ROZ, mensuel par et pour les Afghanes (et cliquez sur « Soutenir ce projet »)

Merci à tous pour votre générosité !

 

Retour sur les actions d’Afghanistan Libre dans les écoles en 2013

Pour ceux qui ne le savent pas, en Afghanistan comme chaque année, les écoles sont actuellement fermées depuis le 15 décembre du fait de l’hiver et des conditions météo qui l’accompagnent (bien que cette année ne soit pas des plus rudes). Nos élèves reprendront l’école à la fin du mois de mars, après les fêtes du nouvel an (Le NawRoz) qui se déroulera cette année le 20 mars.

En 2013, les 9 écoles du programme « Advancing Girl’s for Education in Afghanistan » ont accueilli plus de 18000 élèves, filles et garçons. Plus de 630 élèves ont suivi des cours de préparation au Board Exam (le taux de réussite n’est pas encore connu mais nous ne manquerons pas de vous le communiquer) et 3 nouvelles élèves ont bénéficié d’une bourse scolaire, portant à 8 le nombre de boursières. Cela leur a permit d’acheter les manuels scolaires et de payer le transport pour se rendre à l’université. Plus de 440 élèves ont participé aux sessions de groupe de soutien psychosocial et 141 personnes (élèves, professeurs ou parents) ont assisté à des séances individuelles leur permettant de partager leurs difficultés quotidiennes avec des conseillers formés.

Les 4 crèches d’Afghanistan Libre ont accueilli chaque jour plus de 30 enfants d’enseignantes et de femmes des communautés et plus de 300 étudiantes ont bénéficié de nos séances de sensibilisation à l’hygiène et de prévention à la santé dans nos 3 centres d’éducation à la santé.

En ce début d’année, les équipes préparent activement la rentrée scolaire afin que les écoles continuent de proposer une éducation de qualité et diversifiée dans un environnement adapté.

(Cliquer sur l’article pour voir les photos)

Chékéba HACHEMI prend la parole sur la situation de l’Afghanistan

Le 19 janvier, Chékéba Hachemi intervenait dans l’émission « Et dieu dans tout ça ? » consacrée ce dimanche aux réfugiés Afghans.

Pour (ré) écouter l’émission, voici le podcast : ici

Exposition de « Simplement Afghanes »

Du 17 au 19 janvier se déroulera la 4° édition du festival « A Dos de Libellule » à Nanterre. Cet événement annuel est organisé par la compagnie le Rugissement de la Libellule qui prône la pluridisciplinarité (théâtre, musique, photographie, vidéo…) et l’interculturalité. Cette année seront mis en avant le Luxembourg, l’Argentine, la Russie et l’Afghanistan avec notre exposition « Simplement Afghanes » durant toute la durée du festival.

Du 17 au 19 janvier 2013, notre projet photographique sera donc exposé conjointement dans le théâtre de la ville, qui accueillera la majorité des représentations du festival, ainsi que dans la maison des initiatives citoyennes l’Agora, qui accueillera une partie de l’exposition toute la semaine (du 13 au 19 janvier). Il sera possible au théâtre, de soutenir notre association en achetant le photobook du projet ou votre photo préférée, de signer le livre d’or de l’exposition ou encore de laisser des commentaires aux auteures des clichés.

Tract simplement Afghanes

À savoir, une soirée spéciale sera consacrée à Afghanistan libre le mercredi 15 janvier à l’Agora à partir de 19h30. Cette soirée fera office de vernissage de l’exposition et d’une présentation du projet et de notre association par les membres d’Afghanistan Libre. Ce sera l’occasion de découvrir l’exposition en avant-première et de rencontrer les membres de l’association !

Pour en savoir plus sur notre projet photographique : découvrez « Simplement Afghanes »

Pour en savoir plus sur le festival, sa programmation et les détails de l’événement : A Dos de Libellule

Toute l’équipe d’Afghanistan Libre vous souhaite une bonne et heureuse année 2014 !

Chekeba - Malalai school with students

10 décembre : Journée des droits de l’homme

Il y a 65 ans exactement (le 10 décembre 1948) les Nations Unies adoptaient la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à Paris. Cette dernière formule « l’idéal commun que doivent atteindre tous les peuples et toutes les nations » (Nations Unies ). Dès 1950 l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 10 décembre Journée des droits de l’homme.

 

Il y a exactement 1 an, le 10 décembre 2012, Afghanistan Libre se voyait remettre le Prix 2012 des Droits de l’Homme de la République Française, pour ses actions en Afghanistan. Le prix a été remis à Chékéba HACHEMI par la ministre de la justice et Garde des sceaux, Christiane Taubira.

Voici le discours de notre présidente à cette occasion : Discours de Chékéba HACHEMI

 

Afghanistan : l’ONU appelle les autorités afghanes à en faire « beaucoup plus » pour protéger les femmes

La directrice pour les droits de l’homme de la MANUA, Georgette Gagnon, appelle aujourd’hui les autorités afghanes à en faire « beaucoup plus » afin de mettre en œuvre la loi clé visant à éliminer les violences envers les femmes. « Lorsqu’elle est appliquée, la loi pour l’élimination des violences contre les femmes permet de protéger les femmes afghanes victimes de violence. Mais de nombreuses femmes demeurent sans protection car dans la plupart des cas il n’y a pas de poursuites », déplore-t-elle. La police afghane « rechigne » à appliquer cette loi, et les juges et les procureurs sont « lents » à la mettre en œuvre, estime pour sa part la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay. La loi pour l’élimination des violences contre les femmes a été adoptée en 2009 et pénalise notamment les mariages forcés et la pratique voulant qu’on offre une jeune fille en compensation pour régler un différend. Toutefois, selon un rapport onusien rendu public aujourd’hui, sur les 1 669 plaintes de violences contre les femmes déposées cette année, seulement 7 % ont été tranchées en vertu de cette loi. (Source : AFP)

Source : ROP, réseau de recherche sur les opérations de paix

25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Aujourd’hui (25 novembre) se déroule la journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes, initiée le 17 décembre 1999.

Les violences en direction des femmes prennent des formes diverses et nombreuses. Elles ont toutes pour première conséquence de priver les femmes de leurs droits fondamentaux dont chaque humain hérite à la naissance !

Voici la définition des violences faites aux femmes selon les Nations Unies :

« Les termes “violence à l’égard des femmes” désignent tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

OXFAM ajoute à cela une précision sur la diversité des violences.

« Des définitions plus élargies de la violence englobent aussi les violences structurelles et culturelles. Ces dernières limitent la capacité des femmes et des filles à réaliser leur plein potentiel, tant sur le plan individuel que pour l’ensemble de la société. Notamment, des lois et des traditions qui empêchent les femmes de posséder des terres constituent une violence structurelle. Les conséquences des violences structurelles et culturelles peuvent être mortelles : par exemple, les filles en Asie du Sud courent beaucoup plus de risques que les garçons de mourir avant l’âge de cinq ans, en partie car leurs parents tendent à leur donner des aliments moins nutritifs, à leur prodiguer moins de soins de santé et à leur accorder moins d’attention qu’aux garçons. »

En Afghanistan, les femmes sont privées de la plupart de leurs droits de base, conséquence d’une société très traditionnelle. Souvent mariées très jeunes, elles perdent rapidement tout espoir d’accéder à l’éducation et leurs chances d’accès aux soins de santé sont également bien souvent très réduites.

En 2006, plus de 85% des Afghanes ont rapporté avoir subi violences physique, sexuelle, psychologique ou ont été mariées de force. Plus de 60% ont rapporté avoir subi de multiples formes de violences (Human Rights Watch).

Afghanistan Libre continue sa lutte chaque jour pour l’accès des filles et femmes afghanes à leurs droits fondamentaux, leur dignité et leur émancipation. Cela passe tout d’abord par  l’accès à l’éducation, la sensibilisation à la santé et à l’hygiène et l’accès à des activités épanouissantes ou formations professionnelles leur permettant de s’exprimer pleinement et d’user de leur droit à l’indépendance.

Présenté comme le pays où il fait le moins bon vivre pour une femme dans le monde, l’Afghanistan laisse peu d’espoir d’un avenir radieux à sa population féminine. La loi de 2009 sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes y a été approuvée par le président en mandat, cependant elle n’a jamais été adoptée par l’Assemblée et les débats la concernant sont pour l’instant ajournés. A la veille des élections présidentielles de 2014, le sort des femmes est de plus en plus menacé et préoccupant.

Vous pouvez nous aider dans notre lutte : ici

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Pour en savoir plus sur cette journée et son déroulement : Site des Nations Unies

L’Ambassadeur de France en Afghanistan visite Malalaï, l’école historique d’Afghanistan Libre !

(Pour visualiser les photos de l’article, cliquez sur le titre)

Ce jeudi 31 octobre, monsieur Jean-Michel Marlaud – ambassadeur de France à Kaboul, s’est déplacé dans la province du Panjshir afin de visiter l’une de nos 3 écoles historiques, le lycée pour filles Malalaï.

Construite en 2002 dans le village de Hannaba, elle accueille chaque année plus de 1100 élèves et une équipe d’une trentaine de professionnels d’éducation (bibliothécaire, professeurs, employée de crèche…). Toute équipée, elle est entretenue par Afghanistan Libre afin de proposer une éducation de qualité dans un environnement adapté.

 

Monsieur Marlaud, accompagné de son épouse, de collaborateurs, du vice-gouverneur et de quelques représentants du département d’éducation, a rencontré sur place l’équipe d’Afghanistan Libre. Cette dernière composée de Florent (chef de mission), Nazim (logisticien) et Abida (chef de projet crèches, centres d’éducation à la santé et soutien psychosocial) était présente aux côtés du personnel de l’école afin d’accueillir cette délégation spéciale.

Au programme : visite de l’enceinte du lycée et de son terrain extérieur ainsi que de ses installations telles que la bibliothèque, la salle de conférences, la crèche et les salles de classe ; découverte du centre d’éducation à la santé et rencontre de quelques-uns de ses bénéficiaires.

 

 

 

Puis monsieur l’Ambassadeur a procédé à la remise de 5 kits d’accouchement à Nadera, l’éducatrice à la santé de Malalaï. Ces kits financés par l’ambassade de France, seront à disposition des futures mamans dans le centre d’éducation à la santé sur demande. Ils contiennent le nécessaire pour un accouchement non assisté par du personnel de santé qualifié afin de minimiser les risques pour les femmes et leur nouveau-né (en Afghanistan plus de 60% des femmes accouchent toujours sans accompagnement d’un personnel soignant qualifié – UNICEF). Nos 3 centres d’éducation à la santé en seront désormais tous équipés !

En parallèle, l’ambassade de France à Kaboul finance également cette année les kits d’hygiène et contre le froid distribués par Afghanistan Libre pour permettre aux femmes de mettre en pratique les conseils reçus dans les centres d’éducation à la santé.

 

A l’origine la visite de monsieur l’Ambassadeur était destinée à la visite du centre

d’éducation à la santé et à la remise des kits d’accouchement. Cependant nous en avons profité pour lui faire découvrir l’intégralité de cette école afin de faire le point sur un soutien de longue date. En effet, Malalaï a été soutenue à de nombreuses reprises par l’ambassade tout au long de sa création et de son existence.

Selon l’équipe d’Afghanistan Libre, monsieur l’Ambassadeur a été très agréablement surpris de ce qu’il a pu constater lors de sa visite. Le lycée et ses installations lui ont beaucoup plu et l’ensemble du programme lui a paru très cohérent au vu des besoins du pays et des résultats déjà constatés.

 

 

Cette visite s’est achevée sur l’échange entre tous les acteurs de cette journée  autour d’un traditionnel thé Afghan.

Wajma, une fiancée afghane

Wajma

 

« Wajma, une fiancée afghane » sortira en salles le 27 novembre. Le nouveau film de Barmak AKRAM dénonce les traitements discriminatoires dont sont victimes les femmes en Afghanistan, dans une société traditionaliste où les règles qui leur sont imposées sont nombreuses.

 

 

Synopsis

« Wajma, adolescente afghane vit librement à Kaboul et se prépare à des études supérieures lorsqu’elle tombe sous le charme de Mustafa, jeune serveur qui semble très amoureux d’elle. Ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu’ils enfreignent. Mais un jour, une nouvelle remet en cause leur relation et provoque le retour du père de Wajma… »

L’Envolée a lu des récits de femmes afghanes – Montgermont

lundi 14 octobre 2013


Au premier plan, Marie Druart, présidente de l'association Rennes-Afghanistan.

Au premier plan, Marie Druart, présidente de l’association Rennes-Afghanistan.

« C’est à l’occasion d’une rencontre avec Marie Druart, présidente de l’association Rennes-Afghanistan, qu’est née l’envie d’organiser cette exposition photo d’un nouveau genre », relate Hélène Decoster, responsable de la médiathèque.

Pour rappel, les photos de l’expo (visibles jusqu’à la fin du mois) ont été réalisées par des femmes afghanes et chacune de ces photos évoque leur quotidien, les difficultés liées à la guerre, à la scolarisation des enfants ou encore à leur statut de femme.

Samedi matin, à la médiathèque, une dizaine de comédiens de l’Envolée de l’association Le Gué d’Olivet ont lu des extraits révélant des aspects de leur vie de tous les jours. « L’idée est d’instaurer un dialogue entre nos deux cultures, et Marie Druart souhaiterait que chacun témoigne et exprime son ressenti relatif au regard féminin d’Afghanistan », propose Hélène Decoster.

La présidente fera traduire toutes les notes et s’engage à les faire parvenir à ces femmes du bout du monde.

La semaine prochaine, dans le cadre du Festival des sciences, une conférence est proposée sur le thème A la lumière de la physique. Yann Claveau, physicien à l’institut de Physique de Rennes, tentera d’expliciter les mystères de la photographie.

Vendredi 18 octobre, 18 h 30, conférence-débat, A la lumière de la physique, salle Les Glénan, médiathèque. Entrée libre et gratuite.

 

Source : Ouest France

Aujourd’hui c’est la journée mondiale du lavage des mains, initiée en 2008.
Les centres de santé d’Afghanistan Libre sensibilisent leurs bénéficiaires à l’hygiène dont l’importance de se laver les mains lors des gestes du quotidien. Cela permet de réduire considérablement les risques de transmissions de maladies aux conséquences parfois très graves, mais d’abord faut-il en acquérir le réflexe et la technique.

Journée mondiale du lavage des mains
Pour en savoir plus : Journée mondiale du lavage des mains

Journée internationale de la fille

 

Aujourd’hui, le 11 octobre se déroule la deuxième édition de la journée internationale de la fille.

Initiée le 19 décembre 2011 par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette dernière a pour but de faire reconnaitre les droits des filles et les différents obstacles qu’elles affrontent dans le monde.

Chaque jour sur notre planète, des milliers de filles subissent des violences d’ordre physique ou moral. Souvent privées de leur liberté et de leurs droits fondamentaux, leur accès aux soins, à l’éducation, à des activités ou encore à la liberté d’expression est bien souvent réduit à néant. À la merci de leur famille et des traditions de leur pays, elles subissent de nombreuses privations et des mariages forcés, souvent très jeunes qui les forcent très tôt à abandonner tout rêve d’émancipation et d’indépendance.

L’année dernière, le thème de cette journée était : «Mettre fin aux mariages d’enfants.» Cette année, cette journée est axée sur  «Innover en faveur de l’éducation des filles». Elle met en avant l’importance des nouvelles technologies et les dernières innovations dans ce domaine.

Extrait de la page consacrée du site des Nations Unies :

 « La réalisation du droit des filles à l’éducation est en premier lieu une obligation et un impératif moral. D’innombrables études montrent en outre que l’éducation des filles, notamment dans le secondaire, est un puissant vecteur de transformation des sociétés et des filles elles-mêmes : c’est le facteur déterminant dont dépendent quasiment tous les objectifs de développement, de la réduction des taux de mortalité et de fécondité et de la pauvreté à la croissance équitable, l’évolution des normes sociales et la démocratisation. »

En Afghanistan en 2011, seulement 12% des filles de 15 ans ou plus pouvaient lire et écrire, l’éducation des filles étant encore une difficulté majeure de ce pays (OXFAM, 2011). Afghanistan Libre lutte chaque jour pour les droits fondamentaux et la scolarisation des filles afghanes afin de leur offrir des perspectives d’avenir et d’indépendance dans les lycées que nous soutenons.

Pour en savoir plus sur cette journée et son déroulement : Site des Nations Unies

Hier l’équipe d’Afghanistan Libre participait à l’opération Quartier d’ Énergie au magasin SIMPLY de Batignolles ! Accompagnés de notre présidente Chékéba HACHEMI et de notre marraine Charlotte de TURCKHEIM, nous sommes allés à la rencontre des clients pour leur parler de notre association et de notre combat en faveur des Afghanes !

Afghanistan participe à l’opération Quartier d’Energie !

Afghanistan Libre participe mardi prochain à l’opération « Quartier d’Énergie » avec le magasin SIMPLY de Batignolles! Le principe est simple : nous avons 1 journée pour récolter des dons sous diverses formes auprès des clients du magasin.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer si vous passez par là !

Vaincre ses peurs par ses engagements

 

Le 26 septembre notre présidente Chékéba HACHEMI a donné une conférence à Casablanca pour l’association culturelle féminine internationale « Connaissance et Vie d’Aujourd’hui ». Le sujet de son débat était « Vaincre ses peurs par ses engagements »

La lutte ne s’arrête jamais et Chékéba continue de diffuser son message, celui du combat des femmes pour leurs droits !

Coup de projecteur sur Afghanistan Libre

 

Un article est consacré à Afghanistan Libre et Chékéba HACHEMI cette semaine chez Tribu Solidaire, un réseau social en devenir pour les associations et leurs sympathisants !

Pour le lire c’est par là : l’article

Le photobook « Simplement Afghanes », un projet par les afghanes pour les afghanes

Photobook Simplement AfghanesTout, ou presque, est dans le titre !

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Afghanistan Libre a mis en place un projet d’expression photographique avec des femmes afghanes des communautés dans lesquelles nous agissons.

Le but de ce dernier était de permettre aux femmes d’user de leur droit d’expression et de donner leur ressenti sur leur condition. La question est la suivante : que savons-nous de ces femmes, de leurs envies et de leur vision du monde ?

C’est ainsi que 25 femmes, issues du milieu rural et bénéficiaires de nos centres de santé, ont été sélectionnées pour faire partie de ce projet. Toutes équipées par l’association d’appareils photos jetables, nos volontaires ont au fil des jours, librement pris des photographies de leur quotidien. C’est ensuite leurs mots qu’elles ont posé sur le papier afin d’expliquer leur(s) cliché(s) et de donner leur point de vu sur le sujet qu’elles ont souhaité mettre en avant. Ces photos représentent ainsi leur vie…  celle de femmes évoluant au sein d’un pays traditionaliste et affaibli par des années de conflit, et sur qui les répercussions de cette situation sont nombreuses et lourdes de conséquences.

Que ce soit dans la sphère privée ou publique, leurs droits fondamentaux ne sont pas respectés et elles subissent de nombreuses violences au quotidien.

Au travers de ce projet elles témoignent avec pudeur, tant sur les difficultés qu’elles affrontent tous les jours que sur leurs espoirs et leur combat pour une vie meilleure.

Le photobook regroupe ces 30 photographies commentées, également régulièrement mises en avant lors d’expositions. Les fonds provenant de la vente de ce dernier permettent à l’association de pérenniser ses projets pour les femmes et filles afghanes.

Vous procurer le photobook, c’est légitimer les messages de ces femmes et leur permettre d’être entendues !

Pour en savoir plus : Le photobook Simplement Afghanes

Bonne rentrée à tous !

Bonne rentrée à tous et merci à tous ceux qui suivent Afghanistan Libre et ses actions en faveur des femmes Afghanes.
Soutenez l’éducation des petites filles afghanes avec nous : ici

Chékéba revient sur son parcours dans Le Matin Dimanche

Chékéba Hachemi revient sur son parcours et sur son combat pour l’éducation et la santé des Afghanes dans Le Matin Dimanche qui parle de son livre L’insolente de Kaboul, édité aux éditions Anne Carrière.

Article paru dans Le Matin Dimanche, le 18 août 2013.

 

Shamsia, une artiste afghane engagée pour les femmes afghanes

Ommilbahni Hassani surnommée « Shamsia » est une jeune artiste afghane qui s’exprime par le graffiti. A Kaboul, elle dessine sur les murs pour dénoncer les pratiques et traditions qui éloignent les femmes de l’espace public.

Elle est l’invitée de l’Hôtel de ville de Genève du 12 au 17 juin et expose des photos de ses œuvres.

La Tribune de Genève est allée à sa rencontre, vous pouvez lire l’article Shamsia affiche ses femmes afghanes à l’Hôtel-de-Ville.

©La Tribune de Genève

« Simplement Afghanes » de nouveau exposé en Bretagne !

Du 16 mai au 5 juin, le restaurant La Commune de Ploubalay accueille l’exposition du projet photographique « Simplement Afghanes », organisée par l’association Rennes-Afghanistan qui nous soutient.

Le vernissage s’est tenu le 16 mai dernier en présence de Mehdi, jeune afghan membre de l’association Rennes-Afghanistan. Les légendes des photos ont été lues en français et en dari. C’est une nouvelle fois pour les visiteurs l’occasion de découvrir la vie des Afghanes, vu de l’intérieur. Ce n’est en effet pas tant la qualité de la photo que son message qui en fait sa valeur. Les visiteurs peuvent comme habituellement laisser un message aux femmes qui ont pris ces photos.

Un grand merci à Rennes-Afghanistan pour son engagement à nos côtés en faveur des Afghanes !

Chékéba Hachemi dans l’émission SANS TABOU de Chérie 25 pour rappeler l’importance de l’engagement pour les filles et les femmes afghanes


Chékéba Hachemi était hier sur le plateau de SANS TABOU, une émission de Chérie 25, pour parler de son engagement aux côtés des Afghanes pour leur éducation et leur santé.A l’occasion de ce talk sur le thème de l’engagement organisé par Chérie 25, Chékéba Hachemi, femme de terrain, rappelle que les filles et les femmes afghanes sont dans une situation critique et que tous les dons sont utiles pour leur éducation et leur santé.

Vous pouvez visionner l‘intégralité de l’émission en replay et pour nous soutenir et permettre aux petites filles et aux femmes afghanes d’avoir un meilleur accès à l’éducation et à la santé, c’est par ici : Soutenir Afghanistan Libre.

Merci pour votre soutien !

Chékéba Hachemi inquiète quant à l’avenir des Afghanes

Paris Match est allé à la rencontre de Chékéba Hachemi pour échanger sur la situation des Afghanes en 2013 et le  fait que l’Afghanistan « n’intéresse plus » les bailleurs de fonds. « Il y a cinq-six ans, je passais à la télé, suite à quoi j’étais contactée par des entreprises et je recevais des dons ; mais aujourd’hui, plus rien » explique Chékéba à Paris Match.

Chékéba Hachemi dresse aussi un bilan de la présence internationale et s’alarme sur l’avenir de la population et des femmes afghanes.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de son interview sur le site de Paris Match.

Le projet photographique « Simplement Afghanes » plébiscité à Rennes

L’exposition du projet photographique « Simplement Afghanes » à la Péniche Spectacle du théâtre du Pré-Perché à Rennes en mars 2013 a accueilli plus de 285 visiteurs en deux semaines.

Cette exposition a été organisée par notre partenaire associatif Rennes Afghanistan avec le soutien de la ville de Rennes et Nicole Kiil Nielsen – députée européenne, à l’occasion de la journée internationale de la femme.

Le mardi 19 mars s’est tenu le vernissage de l’exposition en présence de Marie Druart – la présidence de Rennes Afghanistan, de quelques élèves du lycée de l’Assomption à Rennes qui est en contact avec le lycée Afghan Qalai Malik à Kaboul ainsi que du comédien Hugues Charbonnaud – membre de la Péniche.

Une élève a présenté les projets du groupe Malik-Assomption qui vient d’être créé et Hugues Charbonnaud a lu quelques-uns des commentaires accompagnant les photographies ainsi qu’un poème afghan.

Les spectateurs ont été très touchés par ses témoignages d’Afghanes. « Je savais bien que tous ces pays-là, et les femmes de ceux-ci ont des problèmes et qu’ils sont pauvres. Mais je ne les avais pas encore touchés du doigt. Et là, en voyant cette expo, photos à l’appui, on ressent ces souffrances, on peut même les lister. L’idée d’avoir donné des appareils photos jetables à ces femmes est très bonne. Elles, elles savent. Leur regard est adapté. » (Monique, 78 ans, retraitée).

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Pour lire davantage de témoignages, veuillez cliquer ici. Ce micro-trottoir a été réalisé par Juliette Delpech-Phamvansam, étudiante en info-com à Rennes, que nous remercions chaleureusement.

Nous remercions également l’ONG Rennes Afghanistan et toutes les personnes qui se sont investies pour rendre cette exposition possible. Ensemble, continuons de soutenir et de donner une voix aux femmes afghanes !

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Terriennes à la rencontre de Chékéba Hachemi

 

Terriennes, le portail internet de TV5 MONDE dédié aux femmes, est allé à la rencontre de Chékéba Hachemi le 29 mars dernier pour discuter de son combat en faveur de la dignité des femmes afghanes.

Cécile Queniart et Claude Vittiglio ont réalisé une série de 4 interviews qui retracent le parcours de vie et l’engagement de Chékéba Hachemi auprès du peuple afghan. Elle y raconte la création d’Afghanistan Libre en 1996 et les raisons qui l’ont poussé à écrire L’insolente de Kaboul. Chékéba Hachemi parle également de ses engagements plus récents en faveur de la condition féminine au sein de la société française, avec notamment la publication du Guide des Expertes 2013.

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Retrouvez sur le site de Terriennes les 4 interviews de Chékéba Hachemi.

Vous pouvez également les retrouver sur notre chaîne Youtube, ainsi que de nombreuses autres vidéos d’Afghanistan Libre.

Pour vous procurer L’insolente de Kaboul : cliquez ici

 

 

Chaleureux remerciements

 

Chers amis d'Afghanistan Libre, un grand merci à toutes et à tous pour avoir soutenu notre appel aux dons en faveur des femmes afghanes !

Vos dons permettront de financer en partie les crèches et les centres d'éducation à la santé d'Afghanistan Libre en 2013 !

Ensemble, continuons à soutenir les femmes afghanes !

 

 

« AFGHANISTAN LIBRE : C’EST L’ACTION PAR L’EDUCATION »

Retrouvez les deux entretiens de Chékéba Hachemi, présidente et fondatrice d’Afghanistan Libre, réalisés en mars 2013 par Claude Vittiglio pour TV5 Monde dans le cadre d’un épisode spécial Afghanistan de l’émission Destination Francophonie.

Chékéba Hachemi raconte les raisons d’être d’Afghanistan Libre et sa démarche. Pourquoi est-il fondamental d’offrir une éducation aux femmes en Afghanistan ? Quelle est la situation des femmes afghanes en 2013 ? Comment leur donner accès aux droits fondamentaux ? Quel est le rôle de la communauté internationale ?

Les femmes afghanes ont besoin de votre soutien. Soutenez l’appel aux dons d’Afghanistan Libre !

 

L’engagement d’Afghanistan Libre en faveur des Afghanes

 

La situation des Afghanes en 2013

 

Merci de votre soutien et de votre générosité !

 

 

 

Favoriser l’accès des Afghanes à un emploi rémunéré en offrant un mode de garde pour leurs enfants

Avant l’arrivée des talibans au pouvoir en 1996, les femmes afghanes des campagnes étaient une large majorité à travailler dans les champs aux côtés de leurs époux, de leurs pères et de leurs frères. Dans les villes, elles exerçaient des métiers à hautes responsabilités telles qu’enseignantes, avocates et ingénieures.

Pendant le règne des talibans de 1996 à 2001, le droit des femmes à travailler dans les espaces publics était extrêmement limité. Par exemple, elles pouvaient travailler dans certaines professions médicales, mais uniquement traiter des patients femmes. Les femmes qui avaient des enfants étaient strictement interdites de travailler.

Diverses études font état d’un accès à l’emploi rémunéré variant entre 5 et 15 % selon les provinces. Les taux d’accès à l’emploi sont faibles dans les grandes villes et plus élevés dans les compagnes où les femmes exercent des activités agricoles et pastorales. Cependant, pour ces travaux comme les activités « de la maison » (couture, tissage de tapis, etc.), les femmes ne sont pas forcément rémunérées ce qui les prive d’une quelconque indépendance financière.

Les femmes doivent surmonter énormément de barrières pour pouvoir accéder à un travail rémunéré en Afghanistan tels que le manque d’éducation, le manque de soutien familial (notamment quand elles ont des enfants), le manque d’opportunités de travail correspondant à leurs qualifications, les problèmes de sécurité…

Objectif

Dans ce contexte d’opportunités professionnelles extrêmement limitées pour les Afghanes, les crèches sont un bon moyen pour elles de pouvoir intégrer le monde du travail, de devenir financièrement indépendante, de soutenir leur famille et de devenir des membres à part entière de leur communauté.

Nous avons actuellement 3 crèches ouvertes dans les écoles de Malalai, d’Azrat Osman et de Pushta. Une quatrième crèche ouvrira au printemps 2013 !

Les crèches ont pour objectif premier d’offrir aux enseignantes des écoles que nous soutenons un mode de garde pour leurs enfants afin de leur permettre d’exercer leur métier en toute sérénité. Par ailleurs, la présence de personnel enseignant féminin dans les établissements scolaires favorise leur fréquentation par les filles qui se sentent ainsi moins jugées et davantage en sécurité.

Les femmes des villages alentours expriment également le besoin de faire garder leurs enfants afin de pouvoir travailler. C’est pourquoi, nous ouvrons progressivement nos crèches aux femmes des milieux ruraux qui en font la demande.

Les crèches permettent également d’offrir un espace chaleureux d’apprentissage et de jeu pour les enfants.

Activités

  • Des activités d’éveil sont encadrées par une éducatrice issue de la communauté et formée à la méthode du « Early Child Development ».
  • Les enfants sont accueillis toute la journée dans une salle réservée à cet effet au sein des lycées.
  • Les mères s’y regroupent pour observer, participer et apprendre afin de reproduire les jeux et activités observés chez elles.
  • Les éducatrices reçoivent mensuellement du matériel pour les activités ainsi que de la nourriture pour les enfants.

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Soutenez les crèches d’Afghanistan Libre dans le cadre de l’appel aux dons du 8 au 31 mars en faveur des femmes afghanes ! Merci pour elles ! Merci de votre soutien et de votre générosité !

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Offrir aux Afghanes une éducation à la santé primaire : tranformer un besoin en atout !

 

 

Les centres d’éducation à la santé jouent un rôle essentiel dans l’émancipation des femmes afghanes. En effet, ils permettent aux Afghanes d’accroître la reconnaissance de leur statut de femme, d’épouse, de mère et de membre actif de la communauté en leur garantissant un savoir sur la santé primaire qui a énormément de valeur dans une société où seulement 65 % des personnes ont accès aux soins de santé primaire.

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Contexte

  • L’espérance de vie d’une femme afghane est de 50 ans (OMS, 2010).
  • En Afghanistan, une femme meure en couche toutes les 30 minutes.
  • Le taux de mortalité maternelle est de 1 400 pour 100 000 naissances (8 pour 100 000 en France – UNICEF, 2008).
  • En milieu rural, 4 femmes sur 5 n’ont jamais entendu parler de planning familial.
  • 95 % des femmes n’utilisent pas de moyen de contraception, pourtant socio-culturellement accepté en Afghanistan.

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Objectif

C’est pour répondre à ces défis qu’Afghanistan Libre a créé 3 centres d’éducation à la santé au sein des écoles de Khoja Lakan, Hazrat Usman et Malalai. Ces centres sont installés dans un espace spécialement aménagé à cet effet, où la confidentialité est pleinement garantie. Ils accueillent les jeunes filles des écoles-lycées et plus de 100 femmes des villages alentours.

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Démarche

Les femmes sont des acteurs clés en matière de santé et d’hygiène. Leur donner accès à ces centres, c’est rendre effectif leur droit à la santé en leur permettant de renforcer leur connaissance et en leur permettant de devenir actives et responsables de leur santé et de celle de leurs enfants.

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Activités des centres

Des sessions de sensibilisation et de formation à l’hygiène et à la santé destinées à promouvoir des comportements responsables sont organisées par les éducatrices santé, elles-mêmes issues des communautés locales.

  • Pour les femmes des villages, les sujets abordés concernent le planning familial, les soins pré et postnataux et la santé des enfants et de toute la famille.
  • Les sessions réservées aux jeunes filles abordent des sujets spécifiques à leur âge tels la puberté, la santé reproductive ou encore la contraception.

Les éducatrices santé possèdent une formation initiale en santé primaire délivrée par le Ministère de la santé publique afghan et reçoivent une formation continue sur des sujets spécifiques selon les besoins des bénéficiaires. Elles peuvent référer certains cas à d’autres centres de santé plus appropriés.

 

Soutenez les centres d’éducation à la santé d’Afghanistan Libre dans le cadre de l’appel aux dons du 8 au 31 mars en faveur des femmes afghanes ! Merci pour elles ! Merci de votre soutien et de votre générosité !

 

 

 

AFGHANISTAN LIBRE LANCE UN APPEL AUX DONS DU 8 AU 31 MARS 2013 EN FAVEUR DES FEMMES AFGHANES

A l’occasion de la journée internationale de la femme, Afghanistan Libre lance un appel aux dons du 8 au 31 mars 2013 en faveur des femmes afghanes.

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Cet appel aux dons a pour objectif :

- d’assurer une éducation à l’hygiène et à la santé primaire pour les Afghanes

- leur faciliter l’accès à un emploi en proposant un mode de garde pour leurs enfants.

Les fonds collectés seront destinés aux 3 centres d’éducation à la santé et aux 3 crèches créés en 2001 par Afghanistan Libre, afin de financer leur fonctionnement en 2013.

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Pour plus d’informations sur la journée de la femme, sur les femmes afghanes, sur nos programmes et sur cet appel aux dons, rendez-vous sur notre page spéciale « Journée de la femme » . Vous y trouverez des quizz, des articles, des photos et des témoignages.

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N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions et à relayer cet appel aux dons au sein de votre entourage en téléchargeant et faisant circuler cette bannière de soutien.

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Ensemble, soutenons les femmes afghanes !

Merci de votre soutien et de votre générosité !

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Azra Jafari : la première femme maire d’Afghanistan

Quand Azra Jafari est devenue, il y a quatre ans, la maire de Nili – petite ville de 40 000 habitants de la province du Deykandi située au centre de l’Afghanistan – elle savait que la tâche serait rude. Avec un salaire mensuel de seulement 76 dollars, une petite fille de 4 ans à élever, une ville nécessitant des investissements importants, aucun budget réel pour réaliser lesdits investissements et l’opposition d’une partie influente de la population, il est vrai qu’Azra Jafari avait une montagne à gravir.

Un mollah important de la province lui avait d’ailleurs rendu visite, suite à son élection, pour la prévenir que la ville de Nili n’allait pas accepter une femme maire qui pensait qu’elle pourrait user de sa féminité pour « réaliser quelques projets et influencer les femmes ». Trois mois plus tard, le même mollah revenait la voir pour la remercier de son engagement en faveur de la population de Nili et la féliciter de son travail. Il est aujourd’hui l’un de ses plus fidèles soutiens.

En quatre ans, Azra Jafari a beaucoup fait pour Nili : notamment en faisant construire des routes. Un détail loin d’être anodin lorsque l’on sait l’importance de ces dernières pour le développement du commerce local et de l’agriculture et pour faciliter la délivrance de l’aide humanitaire et la venue de personnel médical.

Grâce à un travail acharné et son engagement en faveur des habitants de Nili, Azra Jafari a gagné le surnom de « Monsieur le Maire », un honneur pour cette jeune femme de 34 ans, seule femme parmi les 180 maires que compte le pays.

Comme des milliers d’Afghans, elle avait fui la guerre civile du début des années 90, prenant refuge en Iran. Elle est revenue en septembre 2001 pour siéger au sein d’une jirga pour la paix. Mariée à un réalisateur afghan, Azra Jafari est actuellement l’un des sujets d’une série documentaire sur le travail extraordinaire qu’accomplissent des femmes afghanes ordinaires en temps de guerre.

« Ce que j’ai appris est que cela ne fait aucune différence si l’on est un homme ou une femme. Ce qui est important est que l’on fasse correctement son travail, que l’on travaille dur et le degré de sérieux avec lequel l’on choisit de prendre ses responsabilités ».

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Cet article est basé sur des informations continues dans un article publié en anglais sur le site de The Guardian le dimanche 24 février 2013.

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Le nombre de victimes civiles en Afghanistan diminue en 2012 : celui des femmes afghanes blessées ou tuées augmente !

L’ONU a annoncé le 19 février dernier que le nombre des victimes civiles du conflit armé en Afghanistan a reculé pour la première fois en 6 ans.

Dans son Rapport annuel sur la protection des civils en Afghanistan, l’ONU indique que 2 754 civils ont trouvé la mort dans le pays en 2012 suite aux combats armés. Ce chiffre se portait à 3 131 pour l’année 2011. Ce recul a cependant été attribué en grande partie à la rudesse de l’hiver qui a fortement limité la possibilité pour les insurgés de combattre activement les forces de l’OTAN.

Dans le même temps, le rapport s’alarme du fait que le nombre de filles et femmes afghanes blessées ou tuées ait augmenté de 20% en 2012 par rapport à l’année 2011. Le rapport de l’ONU met également en exergue une très forte augmentation des assassinats et en particulier des assassinats visant les femmes. Le rapport indique que ce phénomène est extrêmement perturbant et préoccupant.

Un constat alarmant, alors que le retrait des troupes internationales d’Afghanistan est déjà amorcé et que l’avenir de la population afghane demeure incertain. Interviewée sur Europe 1 en décembre 2012, Chékéba Hachemi indiquait notamment qu’il existe un risque non négligeable que de nouvelles lois soient adoptées contre les femmes afghanes.

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Continuez à soutenir Afghanistan Libre et ses programmes d’éducation et de santé en faveur des femmes afghanes !

 

N’hésitez pas d

Ré-écoutez l’interview de Chékéba Hachemi du 16 décembre 2012 sur Europe 1 : ici

Afghanistan : Annual Report on the Protection of Civilians in Armed Conflict (EN)

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L’exposition « Simplement Afghanes » remporte un joli succès à Saint-Erblon

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L’exposition du projet photographique « Simplement Afghanes » a remporté un joli succès à Saint-Erblon. Plus de deux cents personnes sont venues assister à l’exposition présentée du 14 janvier au 31 janvier à la médiathèque de Saint-Erblon.

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Le 16 janvier, un vernissage de l’exposition s’est tenu en présence d’une cinquantaine de visiteurs. La présidente de Rennes – Afghanistan, Marie Druart, et Hervé Letort, le maire de Saint-Erblon, ont présenté le projet aux habitants de Saint-Erblon et des alentours, venus en nombre à cette occasion.

 

L’exposition a rassemblé des visiteurs de tous âges et de tous horizons. Très touchés par l’exposition, certains d’entre eux ont tenu à laisser des témoignages :

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« Voir l’Afghanistan au travers de ceux qui y vivent est un vrai bonheur. Malgré la tristesse évoquée par certains clichés, les messages écrits sont signes d’espoir et de combat. J’espère que ces femmes, et aussi les hommes qui les soutiennent, ne baisseront jamais les bras »

Nathalie

«  C’est horrible de voir des enfants maltraités. Certains enfants ne veulent pas aller à l’école et d’autres en rêve. Aider ces femmes : c’est ce que je veux faire plus tard. »

Lou Ann, 9 ½ ans

 

Un grand merci à notre partenaire Rennes- Afghanistan et à vous tous pour votre soutien !

Le projet photographique « Simplement Afghanes » sera exposé du 19 au 29 mars 2013 au Théâtre du Pré Perché à Rennes, dans le cadre de la Journée internationale de la femme.

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« Girls on the air » : un magnifique documentaire sur Radio Sahar, la première radio indépendante des femmes afghanes de la province du Herat

Loin des clichés diffusés par les médias occidentaux, c’est un magnifique documentaire que nous propose Valentina Monti. Filmé dans la province de Herat, située à l’ouest de l’Afghanistan, « Girls on the air » nous montre un autre visage de ce pays qui connaît la guerre depuis plus de 30 ans. Valentina Monti a suivi Humaira, une jeune journaliste afghane, fondatrice et rédactrice en chef de la Radio Sahar. Radio Sahar est la première radio indépendante par et pour les femmes afghanes de la province de Herat. Un projet qui n’est pas sans rappeler celui d’Afghanistan Libre et de son magazine Roz, le premier mensuel afghan écrit par et pour les femmes afghanes.

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Ce documentaire adresse la question de la lente construction interne de la démocratie en Afghanistan. Avant tout, dans ce pays où le mot « divorce » a longtemps été, et est souvent encore, un gros mot, ce documentaire témoigne du courage des Afghanes. « Ils me traitaient mal. Quand j’étais malade, ils m’ignoraient […]. Sa fille me battait, sa mère me battait, son autre femme me battait, son fils me battait, il me battait. Il a dit qu’il ne m’accorderait jamais le divorce, même pas si le monde entier venait l’en supplier. J’ai dit que même si le monde entier venait ici me supplier, je ne reviendrai jamais ».

Ce court documentaire de 4 minutes a été primé à Amsterdam en 2009, au Festival international du film documentaire. Il a également été primé en 2010 par le Doc/it Professional Award.

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Pour visionner le documentaire : Girls on the air

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Ce documentaire datant de 2009 est peu connu en France. Nous vous encourageons vivement à partager cet article autour de vous afin de favoriser la diffusion d’un autre regard sur l’Afghanistan !

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Malgré le spectre du retour des talibans, le soutien de la population afghane à l’éducation ne cesse de croître !

Le soutien de la population à l’éducation grandit progressivement en Afghanistan. Dans le Helmand, une des provinces afghanes où le taux d’alphabétisation est traditionnellement l’un des plus bas – autour de 8 % pour les hommes – le nombre d’enfants scolarisés ne cessent d’augmenter. Bien sûr, la situation demeure très précaire. Le retour momentané des talibans dans le Helmand en 2006, avait entraîné la fermeture des écoles. Mais depuis 2010, ces dernières ont réouvert. Aujourd’hui, 140 000 enfants sont inscrits dans les écoles de la province du Helmand. Un chiffre vertigineux, lorsque l’on sait que la province comptait uniquement 75 élèves en 2002, alors tous scolarisés à Lashkar Gah, la capitale provinciale.

Le plus grand changement demeure que les familles soutiennent désormais l’accès à l’éducation des enfants. Les filles et les garçons sont envoyés à l’école pour apprendre à lire, écrire et compter en vue d’aider leurs parents au quotidien. Et certains écoliers et écolières rêvent même de devenir médecin ou ingénieur ! Ce zèle nouveau pour l’éducation est l’espoir qu’en cas de retour des talibans, tout le système éducatif ne soit pas démantelé.

Bien sûr, les défis sont nombreux et les incohérences abondent. Une combinaison d’insécurité et de problèmes logistiques et financiers, empêchent les écoles d’être parfaitement équipées. A Marja, village du Helmand, certaines classes ne disposent pas de livres. Beaucoup d’élèves n’ont ni cahier, ni chaussure. Des enfants viennent parfois de villages très lointains. Il est encore rare que les fonds alloués à l’éducation prennent en compte ce genre de problèmes : il n’existe aucun transport scolaire et bien peu de bicyclettes ou de chaussures ont été distribuées aux enfants. De plus, les petites filles sont encore largement exclues du système éducatif.  Ainsi, si ce changement de mentalités est en soi une victoire décisive, la route est encore longue !

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En soutenant Afghanistan Libre, vous permettez à plus de 10 000 filles et garçons afghans de recevoir une éducation. Nous vous en remercions !

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Rendez-vous sur le site du New York Times pour voir l’article original.

Carnet de voyage de Diane

Partir 15 jours, début septembre, à Kaboul était une manière extraordinaire de clôturer mes 6 mois de service civique chez Afghanistan Libre à Paris.

Je ne m’attendais pas à voir et à vivre une telle expérience. La maison où réside l’équipe d’Afghanistan Libre est spacieuse et chaleureuse. Les Afghans qui y travaillent sont bienveillants et, dès le début, ils ont communiqué très facilement avec moi. J’ai rapidement été intégrée grâce à Sophie, notre chef de mission sur place, et Laurie, la coordinatrice médicale.

Visite d’école

Les 15 jours ont été intenses. Les premiers jours, j’ai visité avec Waleed et Nazim – deux membres exceptionnels d’Afghanistan Libre – deux des écoles que l’association soutient. J’ai pu rencontrer les élèves filles de ces écoles, leur parler et les filmer, malgré leur grande pudeur.

Le directeur de l’école était très touchant. Il nous parlait de sa volonté de faire changer la condition des femmes dans son pays et nous disait à quel point c’était un honneur pour lui de soutenir l’éducation des jeunes filles. Il prend un risque en choisissant ce combat, car soutenir l’éducation des filles peut attirer des représailles. En effet, la violence est encore bien présente et les risques sont partout. Un bus a été attaqué dans la même ville que cette école… cette attaque a coûté la vie à 15 personnes. La population afghane est fatiguée et très marquée physiquement par tant de souci.

Pourtant, les Afghans sont toujours souriants et ils n’hésitent pas à utiliser l’humour pour lutter contre cette ambiance parfois lourde. La ville de Kaboul est surveillée. Il y a des contrôles militaires et des postes de contrôle un peu partout. La communauté d’expatriés se déplace en taxi « sécurisé » et suit de manière assidue les règles de sécurité afin d’éviter toutes provocations.

Les groupes de discussion

La suite de mes activités était de rencontrer les femmes afghanes qui participent aux groupes de discussion dans le cadre du programme psychosocial d’Afghanistan Libre. Départ à 8h du matin de Kaboul, avec Abida la chargée de projet d’Afghanistan Libre, bilingue et débordante d’énergie !

A trois reprises, j’ai assisté aux séances d’une quinzaine de personnes.  Ces femmes se demandent pourquoi je lui là, elles sont souriantes et belles malgré leur état de vulnérabilité. Grâce à Abida, j’ai pu m’entretenir avec ces femmes dont la santé mentale est fragile, leur demander ce qu’elles entendaient par les termes « bien-être », « beauté » ainsi que leur rapport aux cosmétiques. Cette démarche a eu lieu dans l’idée qu’un jour Afghanistan Libre puisse utiliser les cosmétiques comme un moyen d’améliorer leur bien-être.

Le magazine ROZ

Fin de semaine : le dimanche est un jour travaillé ici. Ce jour-là, j’ai rencontré les journalistes du magazine féminin ROZ,  lancé il y a dix ans par Afghanistan Libre. Mon rôle était de voir avec les journalistes de ROZ dans quelles mesures les sujets du magazine seraient amenés à évoluer. Les journalistes ont proposé des articles sur le bien-être, plus parlants pour les lectrices. Au final, nous avons choisi de mettre en avant des portraits de femmes afghanes modèles ainsi que des conseils de beauté et des recettes de produits de beauté à faire soi-même.

La suite de ma mission fut de renforcer les qualifications du personnel de ROZ par une séance de formation au logiciel Excel et une séance d’explication sur la nouvelle orientation du magazine ROZ. En effet, il est nécessaire que le magazine féminin ROZ se recentre sur des sujets sur la femme, sa possible émancipation et l’évolution positive de son quotidien, ainsi que sur des sujets portant sur son bien-être et son développement personnel.

Cette séance avec les journalistes fut traduite par Waleed qui n’a pas hésité à travailler avec moi pendant des heures. Il m’a été d’une grande aide pendant les 15 jours, toujours à s’assurer que je ne manque de rien. C’est un Afghan d’une grande générosité, qui partage les idéaux d’Afghanistan Libre sur les conditions des femmes dans son pays.

Souvenirs de voyage

Ce voyage fut rythmé par des déplacements de temps à autres dans Kaboul pour boire un verre ou dîner au restaurant. Au final, cette ville offre une vie parallèle aux expatriés, et il est vrai, qu’après une période d’adaptation, la vie devient plutôt « supportable » voire « normale ».

Ainsi, j’ai pu visiter le bazar de Kaboul avec Laurie, en compagnie de Nazim qui s’était joint à nous. Les marchands y vendent : des vêtements, de la vaisselle, toutes sortes d’aliments ou encore des tissus. C’était un vrai plaisir de pouvoir se balader au cœur de la ville et de découvrir la vie à la mode afghane.

L’un des meilleurs moments de la journée à Kaboul, c’est lorsque les enfants sortent avec leurs cerfs-volants dans les rues pour les faire voler dans le ciel kaboulien. Quand on pense qu’ils n’ont connu que la guerre depuis leur naissance…

De même, je n’oublierai jamais Kaboul le soir. Lorsque toutes les lumières éclairent la colline aux antennes de télévision : ce moment est magique. On ne peut pas imaginer qu’un si beau pays ait pu subir, et subisse encore, autant de souffrances. Grâce à Afghanistan Libre, j’ai pu découvrir, malgré ce cadre particulier, une civilisation d’une grande richesse. Il faut le voir pour le croire.

Le jour de mon départ fut un déchirement, il m’était insupportable de partir. Le train de vie français ne me manquait pas, et aujourd’hui, je suis intimement déterminée a retourner à Kaboul, un jour.

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Diane est actuellement en M2 de Coopération Internationale et ONG à l’Université Paris 13. Elle continue de partager son expérience de terrain en Afghanistan avec le public français, notamment à l’occasion de rencontres avec des lycéens, comme le 9 décembre dernier où elle s’est rendue au Lycée de l’Assomption à Rennes en compagnie de Marie Druart, présidente de Rennes-Afghanistan, association-amie d’Afghanistan Libre.

 

 

Le projet photographique « Simplement Afghanes » exposé à la médiathèque de Saint-Erblon en janvier 2013