Promouvoir la diversité par l’éducation

 

 

L’Afghanistan est une société diverse composée de différents groupes ethniques, tels que les pachtounes, les tadjiks, les hazâras, les ouzbek, les aimaks, les turkmènes et bien d’autres encore. La plupart de ces groupes ethniques parlent des langues différentes. La plus commune est le dari, le nom officiel de la langue persane en Afghanistan. D’autres, comme le farsi par exemple, sont utilisées par des millions d’Afghans.

 

À l’instar de nombreux préjugés, plusieurs religions sont pratiquées en Afghanistan. Non seulement l’islam y est pratiqué  mais des minorité bouddhiste et hindou vivent également dans le pays. Sans parler des sikhs, des communautés ismailis et d’une petite minorité juive vivants dans différentes régions du pays.

Cette diversité ethno-linguistique et religieuse est le résultat d’années d’influences extérieures et de colonisation, à commencer par les Perses et Alexandre le grand. Des siècles plus tard apparurent les Indiens de l’Empire Maurya qui pratiquaient l’hindouisme et le bouddhisme. Ils conquirent de vastes territoires d’Asie centrale aux mains des Arabes. Sans mentionner les conquêtes mongoles, perses, ouzbek, britanniques, soviets et américaines.

La diversité peut susciter de l’animosité entre les communautés, amener à des jeux de pouvoirs et d’influence, favoriser le clientélisme ainsi que d’autres aspects négatifs limitant le développement positif de la société. Cependant, la diversité peut aussi être synonyme de force, de richesse et d’ouverture. Il est temps de favoriser la cohésion sociale, la tolérance et l’égalité des sexes, et ceci commence à l’école. Ce n’est que par l’éducation que nous pouvons créer une société stable et prospère dans laquelle tout le monde a le droit et la possibilité de se développer en tant qu’être humain à part entière.

source photo: « theafghanistanexpress.com, 2014″

La mode afghane sous un autre jour

Retrouvez le portrait de deux femmes qui se battent pour promouvoir une culture afghane encore méconnue.

source: http://easydoor.over-blog.com, 2014

 

Zolaykha Sherzad est née en 1969. Cette kaboulie a fui son pays avec sa famille à l’âge de 10 ans et s’est réfugiée en Suisse.

Après avoir étudié l’architecture, elle crée en 2004 “ZARIF DESIGN”. Son but : relancer la culture artistique afghane à travers des actions solidaires. Elle emploie aujourd’hui 50 femmes et hommes afghans chargés de la confection de collections vestimentaires destinées à la vente en Afghanistan, en France et aux Etats-Unis.

Ces modèles remettent au gout du jour le vêtement traditionnel afghan sur lesquels on retrouve les magnifiques coloris et motifs d’époque propre à l’Afghanistan.

 

Quant à elle, Gabriella Ghidoni, d’origine italienne, est arrivée à Kaboul en 2003 où elle travaille pour l’ONU en tant que psychologue.

Après quelques années passées dans la capitale elle débute une carrière de styliste et crée de nombreuses collections. Elle utilise les matières et tissus afghans et réalise en 2005 le projet “ROYAH” (qui signifie vision en dari). Son but: redynamiser la mode contemporaine en travaillant avec un personnel afghan et en introduisant l’expertise italienne dans la confection de ses modèles. Le résultat est surprenant!

 

Un des objectifs d’Afghanistan Libre est aussi de redynamiser l’économie locale afghane et de favoriser l’autonomie des femmes. Des formations à la couture sont proposées dans les zones rurales du district de Paghman. Actuellement 35 femmes bénéficient du soutien d’Afghanistan Libre.

133 raisons de sourire

 

A l’occasion de la Journée Internationale de l’Enfance, le dimanche 1er juin, voici une série de clichés magnifiques d’enfants afghans.

 

Ils ont tous le droit à l’éducation et la santé!!

 

Les Landays de la liberté

ROZ-publié

Vous ne connaissez pas les  Landays ?

 

Ce sont des poèmes de 22 syllabes composés par des femmes afghanes pour qu’elles puissent faire entendre leur voix.  Dans le pays ou il y fait le moins bon vivre pour les femmes, s’exprimer et vivre avec dignité est un challenge quotidien pour des millions d’afghanes.

 

A Afghanistan Libre on les aide aussi à s’exprimer grâce au magazine ROZ, le seul et unique mensuel écrit par et pour les Afghanes.

 

 

 

Les femmes s’expriment et s’intègrent dans la société afghane !

Nous entendons souvent que l’Afghanistan est le « pire endroit pour vivre en tant que femme ». Sous le régime taliban (1996-2001), les Afghans, et plus particulièrement les femmes, ont subi de sévères restrictions de leurs libertés ainsi que des violations systématiques des droits de l’homme. Les femmes se sont vu refuser l’accès à l’éducation, à la santé et au marché du travail. Elles étaient également forcées de se faire accompagner par un homme en dehors du domicile et de porter la burqa, ou chaadari, en public. Nombre de femmes ont été forcées d’épouser des hommes qu’elles n’avaient jamais vus auparavant. Alors que le régime taliban a diabolisé et exclu les femmes, le conflit armé qui dure depuis plus de 30 ans les a empêché de revendiquer leurs droits politiques, économiques et sociaux.

 

Mais qu’est-ce que les femmes afghanes pensent de leur situation et de leurs conditions? Quelle est vraiment leur vie dans le quotidien? L’expression personnelle est une pratique très dangereuse et souvent périlleuse pour les femmes afghanes. Pourtant, des indicateurs montrent qu’elles sont prêtes et déterminées à lutter pour leurs droits et à être mieux reconnues par la société.

Afghanistan Libre fait en sorte que les femmes afghanes aient la capacité et les outils nécessaires pour s’exprimer et qu’elles aient un accès à l’information. En 2002, l’organisation a créé- en collaboration avec le magazine ELLE – ROZ, un magazine écrit par et pour les femmes afghanes. ROZ traite de questions qui touchent la vie des femmes afghanes dans le quotidien: la santé, les soins aux enfants, leurs droits politiques ou la mode de Bollywood dont elles sont si friandes. ROZ les informe aussi sur les nombreux projets dans le pays qui promeuvent leurs droits et qui visent à améliorer leurs conditions de vie.

 

Afghanistan Libre aide également les femmes afghanes à retrouver une position légitime au sein de la communauté et de la société à travers la mise en place d’un soutien psychosocial et des formations professionnelles. Ce soutien renforce les liens sociaux entre individus et crée des espaces communs où les gens se sentent en sécurité et à l’aise, sont autorisés à s’exprimer et peuvent s’entraider. Dans ce contexte, les femmes ont la possibilité de retrouver un sentiment d’estime personnel, la capacité à affronter les défis du quotidien et de l’espoir pour leur avenir. Cette approche novatrice permet ainsi aux femmes afghanes d’être plus considérées par la société et d’y être mieux intégrées.

 

Pour nous aider à maintenir nos actions pour les Afghanes, rendez-vous dans les rubriques «Nous Aider» et «Portail Mécénat». Vous trouverez différents modes de soutien convenant à tous les profils.

Chékéba Hachemi sera reçue mercredi 30 avril par le Ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius. Il lui sera remis l’insigne de chevalier dans l’ordre national du Mérite

Agenda de Laurent Fabius

Mercredi 30 avril

10h – Conseil des ministres, Elysée

15h – Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

17h30 – Entretien avec M. Pierre Gattaz, président du MEDEF, Quai d’Orsay

18h – Remise des insignes de chevalier dans l’ordre national du Mérite à Mme Chékéba Hachemi, présidente de la fondation « Afghanistan Libre », Quai d’Orsay

Les femmes afghanes militent pour leurs droits dans un environnement de plus en plus hostile

Le mouvement afghan « Nouvelle Génération » fait campagne pour les droits des femmes en Afghanistan. Retrouvez l’article içi.

Une jeunesse afghane qui rêve de changements

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (1)

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (2)

 

 

 

 

Cette semaine dans le magazine GRAZIA, Chékéba Hachemi se fait l’écho d’une jeunesse afghane connectée, s’ouvrant sur le monde et qui se met à rêver de changements.

 

 

 

 

 

 

 

 

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (3)

Grazia 18-24 avril 2014 - Article sur Afghanistan et AL (4)

 

 

 

Résultats de l’examen d’entrée à l’université

Les résultats de l’examen d’entrée à l’université sont tombés. Grâce notamment aux cours de préparation à l’examen organisés par Afghanistan Libre, 298 étudiantes ont réussi l’examen fin 2013 et entrent à l’université.

La rentrée scolaire est arrivée!!

Notre école de Khoja Lakan dans la Province de Kaboul a été fraichement repeinte et accueille pour la rentrée scolaire 2014 plus de 2,156 élèves, dont 670 filles!!

Rentrée des classes Avril 2014 - Khoja Lakan

Reportage : Walid, membre actif d’Afghanistan Libre

 

Walid est un des jeunes membres d’Afghanistan Libre qui travaille à Kaboul depuis plusieurs années, il nous raconte son histoire

 

 

« Je m’appelle Abdul Walid Karimzada, j’ai 23 ans, et suis né à Kaboul en Afghanistan. Je travaille actuellement en tant que Project Manager dans l’organisation Afghanistan Libre depuis 2010. »

 

 

 

 

 

 

 « J’exerce de nombreuses taches comme la gestion de 6 bibliothèques, les examens de fin d’année de 6 écoles,  l’administration du magazine ROZ qui concerne les idées d’articles, les reportings, et l développement. Je m’occupe aussi de tout le design de ROZ comme la couverture, les logos, les publicités, ou encore le site internet »

 

 

 


« Pendant la guerre, ma famille et moi sommes partis vivre 1 an en Indes, puis 4 ans en Iran et 10 ans au Pakistan.  J’ai suivi ma scolarité dans une école privé afghane au Pakistan, puis j’ai étudié l’informatique. En 2006, nous sommes revenues en Afghanistanet je suis rentrée dans une école et en est sortie diplomé en 2007. Aujourd’hui j’ai des compétences en graphisme et en informatique. »

 

 

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SENSIBILISATION A L’EDUCATION DES FILLES – AFGHANISTAN LIBRE INVITE DES FEMMES « MODELES » DANS LES ECOLES

Dans le Panjshir, Afghanistan Libre a invité Qazi Rahila à venir rencontrer les élèves des classes de 1ere et terminale de deux écoles, Keraman et Malalai. Qazi Rahila est une femme Panjshiri et un modèle de réussite pour beaucoup de jeunes filles et de femmes.

Qazi Rahila discutant avec les jeunes lycéennes.

Qazi Rahila a suivi des études de droit et est devenue juge.  Mais il y a quelques années, elle a décidé d’être parlementaire afin de pouvoir s’investir pleinement dans l’amélioration des droits de la femme afghane.  Lorsque nous avons interrogé les directeurs des écoles, ils étaient unanimes : « Qazi Rahila est un modèle de réussite professionnelle ». En effet, Qazi Rahila a bravé les difficultés et les interdits pour étudier.

Qazi Rahila encourage les jeunes filles à poursuivre leurs études. « Quand une femme veut poursuivre ses études secondaires et supérieures en Afghanistan, elle doit accepter les difficultés que cela représente. Cela n’est pas facile mais il faut se battre pour notre droit à l’éducation».

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Le quotidien d’Abida Wasiq, la project manager d’Afghanistan Libre

Des femmes afghanes exercent leur métier en toute liberté… Abida Wasiq s’occupe de la gestion des programmes d’Afghanistan Libre. Elle va sur le terrain pour suivre les centres et les écoles, en y apportant ses appréciations et ses améliorations.

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Ce reportage est illustré par les photographies d‘Oriane Zerah.

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Abida, project manager, arrive à son bureau à Kaboul avant de partir à Paghman à la rencontre des conseillers psycho-sociaux.

« J’ai 21 ans, et je suis de la province de Tahkar. (…) Après avoir vécu au Pakistan sous l’invasion soviétique, je suis venue à Kaboul faire mes études de sciences et de droit. Les études sont très importantes dans notre famille. Je souhaiterais être avocate pour défendre le droit des femmes.  »


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«  J’ai commencé à travailler pour Afghanistan Libre en 2009. Quand je suis rentrée en Afghanistan, j’ai cherché à me renseigner sur la situation de la femme dans le but de travailler dans ce domaine. J’ai ensuite postulé à une offre d’emploi d’Afghanistan Libre. »

Abida part au centre d’éducation à la santé de l’école Khoja Lakan où seront les Shuras.

 

 

                                                                                                                                                                    Oriance Zerah ©

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Participation d’Afghanes à la rédaction d’un article de ROZ dans le cadre du programme psychosocial

Faire participer nos bénéficiaires du programme Psychosocial à des activités journalistiques est un moyen de les faire s’exprimer.

Le 9 Janvier 2012, Wahiba, journaliste de ROZ magazine, et Shakila, conseillère psychosociale Afghanistan Libre, ont proposé à 16 femmes bénéficiaires de notre projet de soutien psychosocial, de leur présenter le métier de Journaliste. Symbole de la libre expression, le journalisme permet de leur montrer qu’elles peuvent aussi communiquer, échanger, et se faire entendre. Leur témoignage paraîtra dans le magazine ROZ distribué en Afghanistan.  Confiantes et heureuses d’avoir cette opportunité, elles ont fait le choix de la thématique qu’elles désirait aborder, et se sont confiées sur la question de « La relation à l’autre, notamment hommes/femmes ».

L’écriture de l’article est une partie de l’approche de prise en charge psychosocial pour ces femmes. Elle leur permet d’avoir accés à des activités épanouissantes qui enrichisse leur quotidien.  Pour la plupart, analphabètes, elles ont enfin la possibilité de retranscrire leurs sentiments sur du papier et d’être lues. Ce processus a permis soulagé certaines de ses femmes qui ont raconté leurs histoires avec beaucoup d’émotion.

Témoignage de l’une d’entre elles, Rahima 35 ans…

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Le magazine ROZ d’octobre 2011

Le sommaire (en anglais) du magazine ROZ d’octobre 2011, No. 10 (109) (couverture – Dia Mirza, indienne actrice de Bollywood)

Articles en anglais

  • Daikundi schools lack infrastructure.
  • Maiwand Women’s Center creates learning and business opportunities for Afghan women throughout Kandahar province.
  • Afghan children in Iran deprived of education.
  • HRW stresses women’s participation in Bonn event.
  • Married girl hanged to death in Ghor.
  • Afghanistan: working street children are vulnerable to abuse.
  • Afghan women on the sideline at Bonn Conference.
  • Lack of female detention facilities cause social problems.

Articles en dari / pashto

  • Hunger and poverty are major threats for children and their mothers.
  • Woman invited to participate in the Supreme Court Council.
  • Most of the 4.5 million uneducated children of Afghanistan are girls.
  • In Afghanistan, 19% children die before 5 years old.
  • The presence of women in both the Loya Jirga [ndlr: assemblée traditionnelle] and international conferences should not be only symbolic. Continuer la lecture

Interview de la directrice de l’école de Qabezan.

Zarmina Fiazi, directrice de l’école de Qabezan, à laquelle Afghanistan Libre apporte son soutien depuis près de deux ans, est à la tête de 22 professeurs et 550 élèves. Elle a accepté de répondre à nos questions sur l’accès à l’éducation en Afghanistan et son travail.

 

Pourquoi pensez-vous qu’il soit important de soutenir les écoles de filles en Afghanistan ?

Soutenir les écoles de filles est primordial pour renforcer l’éducation, puisque le peuple afghan a souffert de la guerre et que celle-ci a affecté chaque aspect de leur vie, notamment leur éducation. Notre peuple a besoin de soutien, surtout les filles. Une autre des raisons pour consolider l’éducation féminine est que si nous avons des filles éduquées, nous pourrons avoir des femmes médecins, ingénieurs, avocates, femmes d’affaires ; des femmes connues dans le futur. Appuyer ces écoles est également une possibilité d’aider ces femmes tout au long de leur vie, en leur faisant prendre conscience de leurs droits, afin qu’elles puissent défendre les autres femmes de la violence qui leur est faite. Elles pourront ainsi lutter pour obtenir la pleine reconnaissance de leurs droits.

 

Qu’est-ce que cela signifie pour vous de travailler comme directrice d’école ? Continuer la lecture

Un nouveau rapport qui rappelle que la situation des femmes afghanes reste dramatique.

Publié dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes (25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, – 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme), ce rapport de la mission des Nations Unies en Afghanistan rappelle que la situation des femmes afghanes reste précaire et que leurs droits sont encore loin d’être respectés.

Le rapport analyse la mise en place d’une stratégie de lutte contre la violence envers les femmes, notamment par le biais juridique avec une loi promulguée en 2009 (loi EVAW, Law on the Elimination of Violence against Women). Il constate que malgré celle-ci les pressions que subissent les femmes les contraignent souvent à ne pas exposer leurs plaintes, et si elles les présentent, elles doivent généralement les retirer et à régler leurs problèmes par des médiations dont elles sortent perdantes. Pour en savoir plus, consultez le rapport ici.

 

Cette situation empêche le plus souvent les femmes d’avoir accès à l’espace public. Afghanistan Libre soutient ces femmes au jour le jour, et par ses programmes d’éducation cherche à faire entendre leurs voix.

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